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SCIENCE : on a réanimé des microbes en dormance depuis 100 millions d’années

30 juillet 2020 – Une équipe de chercheurs a réussi à « réanimer » des microbes sous-marins qui étaient en dormance depuis 100 millions d’années.

Des échantillons de sédiments sous-marins ont été prélevés entre l’Amérique du Sud et l’Australie par différentes équipes de chercheurs japonais. La zone est connue pour être particulièrement pauvre en nutriments et le but de la manœuvre était de déterminer si malgré les conditions précaires, une forme de vie pouvait subsister. Près de 10 ans plus tard, on a la réponse.

IT’S ALIVE !

Les prélèvements ont été faits à des profondeurs extrêmes, près de 100 m sous le sol marin. Après analyse, les chercheurs ont trouvé de l’oxygène dans la totalité des prélèvements ce qui semble indiquer que ces sédiments sont amas de débris organiques charriés par le courant sur des millions d’années. Cette oxygénation – entre autres – à permis à des micro-organismes de survire vieux de 100 millions d’années de survivre dans un sol particulièrement appauvri.

Ces organismes ont été « réanimés » par les scientifiques qui expliquent que ces petits organismes sont particulièrement appauvris – eux aussi – par les conditions de survie dans lesquelles ils se trouvaient. Pourtant, une fois étudiés et nourris en laboratoire, ces micro-organismes se sont renforcés et ont même commencé une multiplication cellulaire importante qui leur permet de se multiplier. On ignore toujours comment elles ont pu survivre.

ET MARS ALORS

Cette découverte bouleverse la perception que l’on avait jusqu’ici du monde microbien. Les chercheurs ont mis en évidence que celles-ci pouvaient survivre dans des conditions précaires, ce qui les conduit à penser que le même phénomène peut être observé ailleurs, peut-être même sur Mars, planète que l’on pense avoir été habitable il y a 3,5 milliards d’années.

Affaire à suivre donc…

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr / Source nature)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-07-30T16:53:45+02:0030 juillet 2020|

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