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(SCIENCE) Un axe du mal a été repéré dans l’Univers

20 novembre 2020 – les scientifiques de l’espace auraient mis en évidence un axe sur lequel l’Univers évoluerait depuis toujours. Larissa Santos, cosmologiste et professeure à l’université de Yangzhou en Chine dit que « ce « mal » représente des lois physiques inconnues qui auraient pu engendrer l’Univers autrement que selon le bon vieux modèle du big bang ». En effet, les astronomes le nomment ainsi :  » l’axe du mal « . Ce serait une anomalie au sein du rayonnement fossile de l’Univers. Cet axe a été découvert en 1992. Ce sont les premières mesures du satellite Cobe qui ont permis d’apercevoir le fond diffus cosmologique. Ce rayonnement fossile, qui a émis, il y a 380 000 juste après le big bang persiste aujourd’hui dans l’Univers.

LES CHERCHEURS NE SONT PAS TOUS D’ACCORD

Cobe, ne fut pas le seul à étudier les confins de l’Univers. WPAP, dans la première décennie du nouveau millénaire puis de Planck, dès 2013, ont fournis des cartes cosmiques de plus en plus précises. Bon nombre de scientifiques pensent que cette étrangeté n’est que statistique. En revanche, Lior Shamir, astronome informaticien de l’Université d’État du Kansas avance que cela n’est pas à prendre à la légère. Il persiste : « Il n’y a pas d’erreur ou de contamination qui pourrait se manifester par des modèles aussi uniques, complexes, cohérents », « Nous avons relevé deux études montrant exactement les mêmes schémas dans des galaxies complètement différentes. Il n’y a pas d’erreur à cela, c’est l’Univers dans lequel nous vivons, c’est notre maison ».

En 2016, les chercheurs de la plus grande institution d’enseignement supérieur de la capitale britannique, l’University College de Londres aurait quant à eux prouvé l’équité du principe cosmologique. D’après eux, l’Univers serait dépourvu de cette direction qui, pour certains, provoque un alignement de galaxies.

Pour vous faire votre propre avis, ci dessous, la carte de l’Univers de la NASA et en attendant que les chercheurs se mettent d’accord voici l’émission de l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet, interviewé par Bob Bellanca : Espace, Univers et trous-noirs (réservé aux abonnés).

carte de l’univers (NASA)

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-11-20T16:48:22+01:0020 novembre 2020|

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