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(SCIENCE) Une étoile recréée en laboratoire !

15 avril 2021 – Recréer sur Terre des astres en modèle réduit, avec pour principes les lois de la physique, reconnus comme universelles. C’est exactement le défi qu’ont décidés de relever une équipe de chercheurs américains, appartenant au “Centre des sciences du plasma et de la fusion » (PSFC), rattaché au MIT, aux États-Unis.

Un défi remporté, puisque les chercheurs viennent, en effet, de donner vie à une étoile, format miniature.

DES FAISCEAUX LASER TRÈS PUISSANTS

Cette nouvelle installation très conséquente, prend place au sein du Lawrence Livermore National Laboratory, aux États-Unis. La structure abrite en effet 192 faisceaux lasers, dont la puissance les rangent parmi les plus puissants du monde. Les rayons émettent une énergie de 500 térawatts !

Les rayons émis par la centaine de laser parcourent un bâtiment, long comme trois terrains de football, avant de frapper une cible microscopique, située au milieu d’une chambre d’expérimentations mesurant 10 mètres de diamètre. D’après les scientifiques à l’origine de cette expérience, cela revient à “viser une fourmi au milieu d’un autobus”.

Mais dans le cas de cette étude, la cible visée était plutôt une micro capsule, aussi fine qu’un cheveu, et remplie d’hélium 3, un isotope de l’hélium, ayant la particularité d’être un fort absorbant de neutrons. Soumise à une précision dix fois supérieure à celle de l’atmosphère, la microcapsule explose rapidement, créant ainsi un plasma, suffisamment chaud et dense, afin d’y reproduire, pour la toute première fois, des réactions de fusions, tel qu’il en existe aux cœur des étoiles.

Le compte rendu de cette expérience gigantesque est relaté dans la revue “Science”. Un travail destiné notamment à l’amélioration de la propulsion hypersonique, pour les avions ou les missiles, par exemple. Des travaux bien utiles pour la Navy  ou l’US Air Force.

“Un travail qui a abouti à une découverte concernant” note Kaarem Ahmed, chercheur en génie mécanique et en aérospatial, à l’Université de Floride, également l’un des principaux auteurs de la publication parue dans Science.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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(SCIENCE) Les humains pourraient développer un sixième sens

12 mai 2021 — Les humains, on le sait, ont des sens très limités. Nous ne pouvons pas sentir aussi bien que les chiens, voir autant de couleurs que les crevettes mantes ou trouver le chemin de la maison en utilisant les pôles magnétiques de la terre comme les tortues de mer. Toutefois, d’après les scientifiques, il y a un sens animal que nous pourrions bientôt maîtriser : l’écholocation à l’instar des chauves-souris. C’est ce que vient de démontrer, en laboratoire, une équipe de scientifiques japonais. Leurs travaux montrent que les humains peuvent utiliser l’écholocation, autrement dit « la capacité à localiser des objets par le son ». Ces mêmes chercheurs sont certains qu’une telle technique sensorielle

pourrait nous aider à « voir » dans l’obscurité. Dans tous les cas suffisamment pour pouvoir nous y déplacer.

COMME LE FONT LES CHAUVES-SOURIS

Pour se déplacer, les chauves-souris envoient des ondes sonores aiguës sous des angles distincts qui rebondissent à différents intervalles de temps. Cela les aide à en savoir plus sur la géométrie d’un environnement, la texture ou le mouvement d’un objet. Si nous pouvions agir de la même façon, cela élargirait notre vision du monde tel que nous le connaissons comme l’exprime Miwa Sumiya, chercheuse au Centre de l’information neuronale d’Osaka au Japon et auteure d’une nouvelle étude (ndlr : disponible seulement en Anglais) publiée sur Plos One : « Examiner comment les humains peuvent acquérir de nouvelles capacités de détection pour reconnaître des environnements à l’aide de sons [c’est-à-dire, l’écholocation] peut conduire à la compréhension de l’adaptabilité du cerveau humain ». La chercheuse en est certaine : « Nous sommes également en mesure de mieux comprendre les stratégies de détections d’autres espèces [comme les chauves-souris] en les comparant aux connaissances acquises dans les études sur l’écholocalisation humaine ».

DES TESTS GRANDEUR NATURE

Pour tenter de valider cette théorie, l’équipe de Sumiya a créé une simulation élaborée. Les chercheurs ont réunis dans un première pièce des volontaires à qui ils ont donné une paire d’écouteurs et deux tablettes différentes. L’une pour générer leur signal d’écholocation synthétique et l’autre pour écouter les échos enregistrés.

Dans une deuxième pièce, non visibles par les participants, deux cylindres 3D de forme étrange tournaient ou restaient immobiles. Les 15 sujets ont été invités à lancer des signaux d’écholocation via leur tablette. Les ondes émises par impulsions, sont allées rebondir dans la deuxième pièce sur les cylindres 3D. La chercheuse signale qu’il a fallu faire preuve de créativité pour transformer les ondes sonores en quelque chose que les participants humains ont pu reconnaître. Les chercheurs ont demandé aux participants de déterminer si les échos qu’ils entendaient provenaient d’un objet immobile ou en rotation. Ils ont pu identifier de manière fiable les deux cylindres en rotation en utilisant les signaux d’écholocation variant dans le temps qui rebondissaient sur les cylindres. En revanche, les participants ont eu plus de mal à identifier la forme des cylindres fixes. Les chercheurs affirment que leurs travaux prouvent que les humains, comme les chauves-souris, sont capables d’interpréter les objets par le son. Dans un avenir proche, les ingénieurs pourraient intégrer cette technologie dans nos téléphones portables, les montres connectées ou dans nos lunettes. Une technologie qui pourrait faciliter le déplacement de personnes malvoyantes.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-15T11:51:28+02:0015 avril 2021|

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