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(SCIENCE) Une organisme unicellulaire dépourvu de système nerveux stocke des souvenirs

26 février 2021 – D’où provient et comment est stocké la mémoire ? Ces questions n’ont pas encore de réponses très claires. Si l’on pense uniquement aux réseaux neuronaux du cerveau, une découverte récente bouscule certaines croyances. En effet, un organisme unicellulaire dépourvu de système nerveux peut former et stocker des « souvenirs ». Ce sont des biologistes allemands qui ont mis en évidence que Physarum polycephalum (moisissure unicellulaire, la plus grande cellule du monde connue) pouvait avoir de la mémoire. Cette cellule unique géante (de plusieurs centimètres à 1 mètre) est composée d’un réseau de tubes interconnectés. La communauté scientifique a été intriguée par la capacité de Physarum polycephalum à résoudre des problèmes complexes comme la recherche du chemin le plus court à travers un labyrinthe.

POUR LA RECHERCHE DE NOURRITURE

Les chercheurs de l’Institut Max Planck pour la dynamique et l’auto-organisation (MPIDS) et de l’Université technique de Munich (TUM) ont découvert que cet organisme unicellulaire tisse des souvenirs de rencontres alimentaires au sein de son système en réseau puis, utilise les informations stockées a moment de la prise d’une décision. Karen Alim déclare : « Nous avons suivi le processus de migration et d’alimentation de l’organisme et avons observé une empreinte distincte d’une source de nourriture sur le modèle de tubes plus épais et plus minces du réseau, longtemps après l’alimentation. Compte tenu de la réorganisation hautement dynamique du réseau de P. polycephalum, la persistance de cette empreinte a suscité l’idée que l’architecture du réseau elle-même pourrait servir de mémoire. Cependant, nous devions d’abord expliquer le mécanisme derrière la formation de l’empreinte ».

Lors de la détection de nourriture (flèche rouge), toute l’architecture tubulaire de l’organisme se modifie pour stocker le souvenir de sa localisation. L’organisme utilise ensuite ce souvenir pour se déplacer vers la nourriture. ©   Karen Alim & Mirna Kramar

Au moment de la détection de nourriture, l’architecture tubulaire de l’organisme se modifie dans le but de stocker la localisation pour un futur repas. Mirna Kramar explique : « Les événements d’alimentation passés sont intégrés dans la hiérarchie des diamètres des tubes, en particulier dans la disposition des tubes épais et minces dans le réseau. Concernant le transport de la substance chimique impliquée, les tubes épais du réseau agissent comme des autoroutes dans les réseaux de circulation, permettant des transports à travers tout l’organisme. Les rencontres précédentes, imprimées dans l’architecture du réseau pèsent dans la décision sur la direction future de la migration ».
Karen Alim et les scientifiques qui ont fait cette étude sont surpis par le fait que Physarum à former puisse former des souvenirs vu la simplicité de sa structure biologique : « Il est remarquable que l’organisme repose sur un mécanisme aussi simple et qu’il le contrôle d’une manière aussi précise. Ces résultats présentent une pièce importante du puzzle pour comprendre le comportement de cet ancien organisme et en même temps pointer vers l’universel. Nous envisageons des applications potentielles de nos découvertes dans la conception de matériaux intelligents et la construction de robots souples capables de naviguer dans des environnements complexes ».

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(CULTURE) Cette nouvelle émission de télé va réveiller les morts !

21 avril 2021 – L’émission s’intitulera “Hôtel du temps”, et sera présentée par l’animateur Thierry Ardisson, sur la chaîne France 3… Le concept ?

Réaliser des interviews de grandes stars décédées, le tout, grâce aux effets spéciaux ; pour évoquer avec elles, leur carrière ou leurs engagements personnels. En bref, ressusciter les morts.

DES INTERVIEWS FICTIONS

Les interviews de l’Hôtel du temps, seront bien sûr fictives, Thierry Ardisson affirme d’ailleurs qu’elles seront réalisées en se servant de vraies déclarations tenues par les célébrités défuntes. Le tout, illustré par des effets spéciaux, comme avec la technique innovante du “Face Retriever », qui serait encore plus efficace que les désormais célèbres deepfakes, hypertrucage en bon français, tels qu’utilisés dans l’émission d’imitation “C’est Canteloup”, sur TF1.

DES DEEP-FAKES AMÉLIORÉS 

Cette méthode du face retriever est un concept inédit, entièrement pensé pour l’émission Hôtel du temps.

Plus concrètement, son fonctionnement repose sur la technologie, deepfake, mais va un peu plus loin. En effet, pour réaliser une interview, l’émission fera appel à deux personnes : un comédien pour le physique et la personnalité de la célébrité interviewée ; et un imitateur, qui s’assurera de reproduire une voix, la plus proche possible de la star censée être présente.

UN PROJET LONG ET COÛTEUX

Le projet de l’hôtel du temps, est aussi ambitieux que coûteux, en effet, selon le Parisien, le budget de l’émission serait proche des 600 000 euros. Un premier numéro, avec pour invité, Jean Gabin, pour lequel il aura fallu près de deux ans de préparation, avant de pouvoir commencer à tourner.

Un concept d’émission auquel songeait Thierry Ardisson, depuis longtemps. L’animateur a pu s’y consacrer pleinement, après son départ de la chaîne C8, en 2019.

Avant d’arriver sur France 3, l’émission avait été proposée à la diffusion, aux deux plus grandes plateformes de streaming légal Netflix, et Amazon Prime Video, sans succès. C’est finalement le groupe France Télévision, qui s’est laissé convaincre par l’originalité du concept.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2021-02-26T16:05:28+01:0026 février 2021|

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