24 juin 2022 – Un article publié sur Scientific American le 23 juin montre que tous les scientifiques ne sont pas favorables à la collecte d’échantillons sur Mars. En effet, ils mettent en garde sur les risques d’une possible contamination une fois ramenés sur Terre.

Au cours des dix prochaines années, le rover Perseverance de la NASA transmettra les échantillons qu’il a collecté à un robot de collecte qui les ramènera sur notre planète. Ce projet, connu sous le nom de Mars Sample Return (MSR) est déjà en cours d’élaboration par la NASA et l’Agence spatiale européenne (ESA).

MISE EN GARDE

La NASA avait ouvert un espace pour récolter les commentaires du public afin de préparer au mieux le projet. Sur les 170 remarques récoltées, la grande majorité se montrait contre l’idée d’étudier des échantillons de Mars sur Terre. La plupart craigne une contamination de l’atmosphère terrestre par des agents pathogènes qui pourraient être présents dans le roches martiennes.

« Êtes-vous fou ? Pas seulement non, mais non » a par exemple répondu un commentateur. « Aucune nation ne devrait mettre la planète entière en danger » s’est emporté un autre. D’autres participants ont indiqué qu’il serait plus prudent de recevoir et d’étudier les spécimens hors de la planète bleue. Une solution qui s’avère compliquée et couteuse à mettre en place.

LE PROJET MARS, SANS DANGER SELON LA NASA

L’agence spatiale américaine soutient cependant que cette mission ne présente que peu de risques, voire aucun. La NASA a veillé à s’entourer d’experts pour s’assurer de la viabilité et de la sureté du projet.

L’éminent astrobiologiste Steve Benner a d’ailleurs confié à Scientific American que la planète rouge était régulièrement percutée par des astéroïdes. Il y a donc des substances planétaires qui s’échappent souvent dans l’espace et finissent par atteindre la Terre. Il estime qu’environ 500 kg de matériau martien arrivent sur notre planète chaque année.

« Au cours des 3,5 milliards d’années depuis l’apparition de la vie sur Terre, des milliards d’autres roches ont fait des voyages similaires ». « Si le microbiote de Mars existe et peut faire des ravages sur la biosphère terrestre, c’est déjà arrivé, et quelques kilogrammes de plus de la NASA ne feront aucune différence ».

MISSION SOUS HAUTE SURVEILLANCE

L’agence a d’ailleurs bien l’intention de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer une sécurité maximale. Les échantillons devraient atterrir près d’une installation éloignée de l’US Air Force dans l’Utah, aux États-Unis. Ensuite, ils seront stockés dans un laboratoire biologique à proximité du site. Avant, ils auront été interceptés par Earth Entry System, une sorte de ferry interplanétaire, non construit actuellement.

La capsule devra être conçue pour encaisser un impact à 150 km/h. Puis les échantillons seront acheminés vers le laboratoire où ils seront gardés dans un endroit hautement sécurisé.

Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source Scientific American)

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