24 juin 2022 – Une étude publiée ce 20 juin sur University of Birmingham révèle l’impact de la pollution de l’air sur notre cerveau. Les chercheurs de l’Université de Birmingham et d’autres instituts ont découvert que les matières particules (PM) contenues dans l’air pouvaient s’infiltrer jusqu’au cerveau et causer des lésions.

L’Organisation mondiale de la santé a déclaré qu’en 2016, au moins 4,2 millions de personnes sont décédées dans le monde de manière prématurées à cause des particules fines.

De très petites tailles, les particules ultrafines peuvent facilement échapper aux systèmes de protections du corps humain, comme les cellules immunitaires ou les barrière biologiques. D’autres études avaient déjà établi un lien entre les PM et la maladie d’Alzheimer, ou même de dysfonctionnement cognitif.

LE CERVEAU, LA CIBLE DES PM

Les scientifiques ont d’abord analysé le liquide céphalo-rachidien de 25 patients atteints d’une maladie cérébrale. Huit d’entre eux avaient des particules fines présentes dans le liquide. Les chercheurs ont ensuite comparé ces échantillons aux prélèvements de 26 patients sains. Un seul d’entre eux contenait des PM.

Pour tester leur théorie, les scientifiques étudié l’impact des PM sur des souris et des lignées cellulaires en laboratoire. L’expérience a dévoilé que les particules remontaient au cerveau grâce à la circulation sanguine, une fois après avoir franchi la barrière alvéolo-capillaire (par les poumons).

DES DÉGÂTS IMPORTANTS DANS LE CERVEAU

Les chercheurs soupçonnent les PM de former une couronne protectrice en accumulant des protéines et des biomolécules. Une fois dans le cerveau, les particules endommagent les tissus et provoquent des lésions cérébrales et neurologiques à long terme.

« Nos connaissances sur les effets nocifs des particules fines en suspension dans l’air sur le système nerveux central sont insuffisantes. Ces travaux jettent un nouvel éclairage sur le lien entre l’inhalation de particules et la façon dont elles se déplacent ensuite dans le corps » a précisié Iseult Lynch, professeure en nanosciences environnementales à l’Université de Birmingham et co-auteure de l’étude.

En plus d’attaquer le cerveau, les PM peuvent également affaiblir le système immunitaire si le corps est exposé trop longtemps, augmentant ainsi le risque de maladies. « Les dommages aux cellules neuronales causés par les poussières fines, en particulier chez les fœtus et les nourrissons, peuvent causer des lésions cérébrales permanentes ou entraîner des maladies neurologiques à l’âge adulte » ont écrit les chercheurs.

Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source University of Birmingham)

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