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19 mai 2020 — On sait depuis toujours que les rêves sont essentiels à notre équilibre psychologique et émotionnel. Désormais une nouvelle étude menée par une équipe du CNRS et de l’ENS-PSL (ndlr : école normale supérieure) nous apporte la preuve que notre cerveau nous protège du monde extérieur pendant la phase de sommeil paradoxal. Il nous coupe des bruits de la rue, d’une conversation et de toute autre agression sonore. Pour les scientifiques à l’origine de ces travaux et dont les résultats furent publiés le 14 mai dernier dans CurrentBiology, il se pourrait que notre cerveau protège nos rêves afin qu’ils soient vécus pleinement.

LE MATIN, UNE PHASE PROPICE AUX RÊVES

Il aura fallu observer 18 patients au centre du sommeil de l’hôtel-Dieu de Paris pour bien comprendre cette protection des influences extérieures. Quand nous rêvons nous nous inventons des univers bien particuliers et qui sont souvent très loin de notre environnement habituel ou encore de celui de notre chambre à coucher. C’est dans la phase de sommeil paradoxal que nos rêves sont les plus présents. Les chercheurs nous rappellent que durant cette période notre cerveau n’est pas totalement endormi et que son activité est proche de celle notée pendant l’éveil. Il en est de même pour certaines parties de notre corps comme les yeux qui peuvent continuer à bouger en fonction des actions que nous vivons dans nos rêves. Pour en arriver à toutes ces conclusions, l’équipe qui a mené ces travaux sur le sommeil a fait écouter aux cobayes, des sons extérieurs et même des histoires en français polluées par une langue qui ne voulait rien dire. Branchés à un électroencéphalogramme, les cerveaux des volontaires, qui se sont prêtés à l’expérience, ont montré que lors d’une phase de sommeil léger, il continue à enregistrer ce qui se passe autour de lui et qu’il privilégie une langue qu’il comprend en priorité avec du sens. Ce qui n’est pas le cas lors du sommeil paradoxal. Durant cette phase notre cerveau fait le trie et sélectionne les infos venant de l’extérieur qui l’intéressent et supprime celles qu’ils ne lui conviennent pas.

Bob Bellanca (source CNRS)