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SORCELLERIE URBAINE : Tendance bobo ou vrai mouvement sociétal ?

31 juillet 2020 – Il suffit de lire quelques « Unes » de magazines féminins pour se rendre compte qu’une nouvelle mode se profile à l’horizon. Celle des nouvelles sorcières ou sorcières 2.0

Bien loin de la sorcellerie telle qu’on la connait depuis des siècles, celle pratiquée aujourd’hui, la plupart du temps par des jeunes femmes urbaines et en quête de sens, paraît beaucoup moins sombre. Laissant souvent planer l’ombre du féminisme, les nouvelles adeptes de la magie sont tournées vers la nature, les produits bios, le vivre « mieux » avec la volonté d’être actrice de leur vie sans vouloir la subir. Prenant un soin particulier à leur apparence elles sont souvent jolies, fraîches et saines.

Utilisant habillement les réseaux sociaux, leur communauté va grandissant, ce qui en fait des étendards d’un féminisme affiché, comme si ces nouvelles sorcières prenaient, et à juste titre, une revanche sur la maltraitance faite à leurs ancêtres lors de l’inquisition. Car, comme nous le rappelait l’historien Jacques Sirgent lors d’une interview donnait à btlv, « elles furent des milliers à être brûlées par l’Église sur simples dénonciations. Dès le XIIIème siècle, les accoucheuses, guérisseuses et autre avorteuses étaient obligatoirement les suppôts de Satan ».

L’Église les considérait comme hérétiques et lors de leur procès, elles n’avaient que très peu de chance d’échapper au bûcher. Les arguments de défense étaient rarement recevables alors que ceux de l’accusation, souvent absurdes, faisaient autorités. Et quand la défense de l’accusée était bonne, le tribunal demandait des preuves physiques de la culpabilité. Parmi les épreuves qui devaient prouver que l’accusée était une hérétique au service de Satan, celle de la noyade comme le rappelle Jacques Sirjent « L’accusée était jetée à l’eau et si elle remontait à la surface cela prouvait qu’elle était coupable. En clair, elle n’avait aucune chance de s’en sortir. Le tribunal vous voulait morte. Soit par noyade soit par le feu ». Par ailleurs, les sorcières étaient aussi considérées comme des femmes à la sexualité débridée. On les accusait de se livrer à de vraies orgies lors des Sabbats nocturnes.

Les seigneurs les plus honorables qui y participaient et couchaient avec elles, les accusaient, pleins de remords, d’avoir été ensorcelés. Souvent marié, c’était bien pratique pour l’adultérin. Et c’est peut-être une de ces raisons qui poussent les nouvelles sorcières à afficher une certaine sensualité. Dans le nouveau magazine Witch (ndlr : le premier numéro est en kiosque ») les photos de ces nouvelles sorcières sont esthétiques et la sensualité assumée.

Alors si tout cela semble anecdotique au vue des problèmes de notre société, cette nouvelle tendance que certains peuvent qualifier de « Bobo » montre une réelle volonté de changement. Les jeunes femmes veulent tout assumer de leur vie et ne plus être considérées comme  des proies par des mâles qui sont pour, certains encore restés au Moyen-âge, comme l’a démontré le mouvement Me Too. La nouvelle sorcière n’est pas une victime. La question est : deviendra-t-elle la femme du monde de demain ?

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

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MÉDITATION ACTIVE : Du mantra aux malas ou inversement

20 septembre 2020 – Les répétitions des mantras canalisent le mental, détendent le corps et apaisent l’esprit. Les malas sont utilisés comme des guides à la pratique des mantras.

QU’EST-CE QU’UN MALA ?

C’est un collier/chapelet de perles d’ailleurs mala (ou malajapa) est un mot sanskrit qui signifie  “guirlande“. Il fut utilisé par les sages depuis des milliers d’années pour leurs méditations. Les bouddhistes et les pratiquants de yoga l’utilisaient et l’utilisent encore dans leurs pratiques. Égrainer le mala (faire passer les perles une par une dans les doigts) permet de « compter » le nombre de fois que l’on récite un mantra.

Les malas sont composés de 108 perles et d’une perle Gourou. Cette dernière sert de repère après avoir égrainé les 108 perles de comptage.

Il existe aussi des malas avec 18, 27 ou 54 perles pour des séances de méditation plus courtes mais le nombre de perles est toujours proportionnel à 108.

POURQUOI RÉCITER DES MANTRAS ?

En sanskrit, « Man » signifie « penser » et « trana » veut dire « protection ».

Outre l’éventuel aspect protecteur des malas ils peuvent être utilisés pour divers raisons d’accompagnement. D’après Mya (créatrice de malas), réciter des mantras permet une meilleure circulation de l’énergie, peut améliorer l’état émotionnel et peut provoquer un apaisement général.

COMMENT CA MARCHE ?

Les mantras peuvent être des sons, des mots (« Om »…), de courtes prières ou formules qu’on répète à voix haute un certain nombre de fois, car, en Yoga la voix est utilisée comme un moyen de guérison. L’essence du mantra se retrouve dans le son, la vibration. L’énergie du récitant serait transformée de telle sorte que des bienfaits soient observés tant au niveau psychique que physique. Ils existent des mantras dédiés à divers objectifs et chacun peut trouver le sien. De nombreux mantras sont également liés à une divinité, mais cette pratique n’a pas forcément de connotation religieuse.

Pour voir l’émission « Bienvenue en Terre Happy: La Magie des Malas Sacrés avec Mya », c’est par ici:

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

2020-08-03T09:14:09+02:0031 juillet 2020|

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