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SPACE X : amerrissage réussi pour la capsule Crew Dragon

3 août 2020 – Retour sur la terre ferme pour les deux astronautes américains Bob Behnken et Doug Hurley. Les deux hommes ont amerrit en plein golfe du Mexique au sud de Pensacola en Floride.

Crew dragon, la capsule créée par la compagnie Space X et appartenant au milliardaire Elon Musk, a amerrit ce dimanche 2 août (18 h 48 GMT) dans le golfe du Mexique au large de la Floride. À son bord, les deux astronautes américains Bob Behnken et Doug Hurley qui reviennent d’un séjour de deux mois à bord de l’ISS (International Space Station).

C’est cette même capsule qui avait emmené les deux hommes dans la station internationale le 30 mai dernier. Il s’agissait alors du premier vol spatial habité pour une compagnie privée, même si la NASA supervisait les opérations de lancement.

Si l’amerrissage s’est bien passé, les deux hommes ont eu besoin d’un peu d’aide pour sortir du véhicule.

DES PARTICULIERS SUR PLACE

Fait étonnant, plusieurs embarcations privées se sont approchées de la capsule, chose qui n’était absolument pas prévue. Pour des raisons de sécurité, les autorités sur place ont demandé à ces particuliers de s’éloigner de la zone, notamment à cause de potentiels produits chimiques qui pourraient s’échapper des circuits de ventilations.

Cette rencontre n’avait pas du tout été anticipée et la NASA explique que s’approcher dans ce genre de situation est tout sauf une bonne idée en raison des différents dangers auxquels on s’expose.

DES MILLIARDS DE DOLLARS ÉCONOMISÉS PAR LE GOUVERNEMENT

Dans une analyse délivrée à la BBC, Jonathan Amos, correspondant scientifique, explique que la réussite de la mission Crew Dragon ouvre une nouvelle ère dans le transport de passagers dans l’espace : à partir de maintenant, ces transports seront effectués par des compagnies privées telles que Space X.

Le gouvernement américain économiserait ainsi des milliards de dollars et pourrait tout de même envoyer des humains dans l’espace, en premier lieu vers l’ISS, mais aussi sur la Lune (programme Artémis) et à fortiori sur Mars.

C’est donc avec Elon Musk que la NASA va devoir faire affaire. Le milliardaire américain ne cesse de faire parler de lui ces dernier temps, notamment très récemment dans un tweet où il affirmait que les aliens avaient construits les pyramides égyptiennes.

Margaux Naudin (rédaction btlv.fr)

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RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-08-03T12:17:21+02:003 août 2020|

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