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TAXI VOLANT : Toyota injecte 400 M USD dans un projet

16 janvier 2020 — Le géant japonais de l’automobile Toyota a annoncé jeudi investir 394 millions de dollars (environ 353 millions d’euros) dans Joby Aviation, une start-up californienne développant un aéronef électrique pour des services de mobilité à la demande en milieu urbain.

Cet investissement conséquent, mené dans le cadre d’une levée de fonds de 590 millions de dollars de Joby Aviation, est un nouveau signe de l’intensification des efforts de Toyota pour se transformer en un géant mondial des nouvelles mobilités.

« Le transport aérien a été un objectif de long terme de Toyota, et tout en continuant d’opérer dans le secteur automobile, cet accord tourne notre regard vers le ciel », a lancé le PDG de Toyota, Akio Toyoda, cité dans un communiqué du groupe.

Fondé en 2009, Joby Aviation développe un petit avion électrique de cinq places à décollage et atterrissage verticaux, comme un hélicoptère. Le futur engin est censé disposer d’une autonomie de plus de 240 km pour une vitesse maximum de 320 km/h.

Soutenu par de multiples investisseurs et entreprises dès ses débuts (dont les fonds de capital-risque de Toyota, JetBlue ou encore Intel), Joby Aviation a aussi annoncé le mois dernier un partenariat avec le géant américain des VTC, Uber, qui compte lancer à terme un service de taxis volants à l’horizon 2023.

En tant que nouveau grand actionnaire de Joby Aviation, Toyota obtient un siège au conseil d’administration de la start-up, qu’occupera l’un de ses directeurs généraux adjoints, Shigeki Tomoyama, lequel jouera un « rôle actif » dans sa stratégie, précise le groupe japonais dans son communiqué.

Toyota va également partager avec Joby Aviation son expertise en matière de production, de contrôle qualité et de coûts.

Le groupe a déjà investi dans un projet japonais embryonnaire de « voiture volante », SkyDrive, ainsi que dans plusieurs jeunes pousses explorant le secteur prometteur des véhicules autonomes.

La semaine dernière au grand salon des nouvelles technologies CES de Las Vegas, Toyota a par ailleurs annoncé son intention de bâtir une petite ville prototype au pied du Mont Fuji, pour tester en vie réelle de nouveaux modes de mobilité connectée.

A l’instar d’autres constructeurs automobiles, Toyota est déjà présent sur le marché des services de mobilité urbaine. Mardi, il a d’ailleurs annoncé le déploiement en Europe de sa marque Kinto, regroupant des services de location longue durée de véhicules, d’autopartage ou encore de covoiturage.

Rédaction btlv.fr (source AFP)

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STATION SPATIALE : encore une manœuvre pour éviter une collision avec un débris

23 septembre 2020 — Manœuvre délicate pour la Station spatiale internationale (ISS) afin d’éviter une possible collision avec un astéroïde.

On le sait depuis le début de la conquête spatiale, il y a des milliers de débris qui tournent autour de la terre et qui sont régulièrement répertoriés par la NASA et surveillés par une unité militaire

Cette année, il s’agissait de la troisième manœuvre de ce type, cela concernait une ancienne fusée japonaise.

De son côté, la NASA réclame des moyens supplémentaires pour surveiller des débris qui deviennent de plus en plus dangereux pour l’ISS.

Cette fois, le débris serait passé très près à 1,39 kilomètre de l’ISS, selon la NASA, mais il a été décidé d’élever l’orbite de la station par précaution. C’est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l’ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l’opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.

DES ASTRONAUTES RÉFUGIÉS DANS LA CAPSULE SOYOUZ

Selon l’astronome Jonathan McDowell, l’objet menaçant était un débris provenant d’un étage d’une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s’est désintégrée en 77 morceaux en février 2019.

Les membres d’équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l’ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n’a finalement pas été nécessaire (dans un premier communiqué, la NASA avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau).

L’ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l’opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27 500 km/h: à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-02-02T10:59:41+01:0016 janvier 2020|

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