17 mai 2021 — Depuis de nombreuses années, des chercheurs essayent de rapprocher notre cerveau avec des machines. Pour certains, cela fait rêver, pour d’autres cela fait peur.

Des chercheurs de l’Université de Stanford viennent de développer une interface neuronale qui traduit nos pensées en les transformant en texte. Il suffit juste de penser à des lettres pour qu’elles se transforment en texte. Cela devrait aider les personnes tétraplégiques.

© NATURE

Selon une étude publiée dans la revue Nature, cette interface neurale peut utiliser jusqu’à 90 caractères par minute. L’utilisateur n’a qu’à imaginer qu’il écrit un texte à la main. Ce nouveau système a établi un record du monde pour la vitesse de frappe.

L’étude portait sur un homme de 65 ans devenu tétraplégique en 2007 à la suite d’une lésion de la moelle épinière. En 2017, des scientifiques ont implanté des neuro-implants dans son cortex. Ainsi, il lui était possible de taper jusqu’à 40 caractères par minute, juste en  imaginant mentalement les mouvements de la main pour manœuvrer le curseur et cliquer sur les lettres affichées à l’écran. Ce nouveau système a augmenté de plus du double la vitesse de frappe.

« Cette technique permet à une personne paralysée d’écrire aussi vite qu’une personne valide du même âge sur leur smartphone » , ont écrit les chercheurs.

Pour utiliser le nouveau système, on a demandé à un homme de s’imaginer tenant un cahier et un stylo et de se concentrer sur l’écriture de lettres individuelles. Pendant ce temps, les algorithmes ont reconnu la signature neuronale spécifique associée à chaque lettre de l’alphabet et ont affiché le texte à l’écran.

À première vue, il semble qu’il soit plus difficile de déchiffrer l’activité cérébrale associée à l’écriture de lettres dans l’esprit que de déchiffrer l’activité associée aux actions de base, comme déplacer le curseur en ligne droite. Cependant, les scientifiques affirment que le contraire est vrai. L’écriture de chaque lettre déclenche un modèle d’activité neuronale tout à fait unique, ce qui les rend facilement reconnaissables.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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