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(TECHNOLOGE) Danse avec les robots, le coach est une physicienne !

23 décembre 2020 – Inspiré par les shows télévisés ou pas, la Doctoresse Merritt Moore a innové dans le milieu de la danse en créant de splendides chorégraphies avec un partenaire particulier, un robot. Entre danseuse de ballet et physicienne quantique, son cœur balançait mais elle n’a pas voulu choisir. En effet, la Londonienne originaire de Los Angeles avait bien entamé sa carrière en tant que danseuse de ballet professionnelle (Ballet National de Norvège, Ballet National d’Angleterre et Ballet de Boston) mais elle était aussi passionnée de physique : elle a cumulé un doctorat sur les lasers et la physique atomique à l’Université d’Oxford, elle avait aussi suivi une formation d’astronaute. Merritt Moore souligne : « il y a tellement de stéréotypes sur ce que doit être un danseur ou un scientifique, et cela peut être vraiment néfaste pour les deux disciplines. Pour les scientifiques et les ingénieurs, la créativité est la clé pour trouver de nouvelles solutions aux problèmes. Pour les danseurs, l’aptitude à être technique et analytique peut porter votre entraînement à un niveau supérieur ».

UN LANGAGE HUMANOIDO-ARTIFICIEL

Avec un robot en guise de partenaire, la symbiose entre danse et science a été créée et l’alchimie a opéré. Une des prestations la plus plébiscitée est le « pas de deux » avec « Baryshnibot ». C’est à Oslo que la rencontre a été faite grâce la co-fondatrice d’une start-up norvégienne qui travaille sur les interactions humaines. Silje Gabrielsen, designer et cofondatrice de d’Hiro Futures explique : « l’un de nos domaines de prédilection est la manière dont nous encourageons une meilleure collaboration entre les humains et les robots. Aujourd’hui, les robots manquent encore de plusieurs compétences pour collaborer correctement dans des environnements non industriels. Au lieu de simplement utiliser un écran ou du matériel supplémentaire pour communiquer et interagir avec les humains, nous voulons utiliser un système de communication plus intuitif, le langage corporel ».

Une prestation du duo dirigée par Conor Gorman / Images : Howard Mills

Entre répétitions et spectacles du Lac des Cygnes et de La Bayadere avec le Ballet National de Norvège, la Doctoresse Merritt Moore est devenue addict du travail avec Baryshnibot : « nous avons tous deux pensé que ce serait une occasion formidable de mettre en avant ces interactions et ces mouvements », explique Silje Gabrielsen. La designer lui a d’abord permis de travailler avec le robot UR5e puis avec le UR10e. Cette expérience a beaucoup intrigué puis motivé l’ArtLab de l’Université d’Harvard à Boston à l’inviter à être l’un de ses premiers artistes résidents. La danseuse 2.0 précise :« C’était juste avant le début des fermetures administratives en janvier – février 2020. Quand le confinement a eu lieu, j’ai trouvé intéressant de travailler avec des robots. Qui aurait cru qu’un robot pourrait être mon seul partenaire de danse potentiel pour un long moment ? Et nous y voilà ». Merritt Moore raconte : « j’ai choisi un cobot d’Universal Robots car j’avais besoin d’une machine capable de réagir de manière sûre et intuitive au mouvement humain. C’est formidable que le robot soit si facile à programmer, ce qui m’a permis de lui enseigner assez rapidement de nouvelles danses et de nouveaux styles. Le robot effectue généralement des tâches avec des mouvements simples et répétitifs comme le vissage et le ponçage, alors j’ai dû trouver des moyens pour que les mouvements s’alignent parfaitement avec les mouvements humains ».

UNE CHORÉGRAPHIE DANS L’ESPACE ?

Grâce au Koppel Project, Merritt Merritt Moore a pu exercer son art au sein d’un studio. Elle présentera prochainement une chorégraphie à Londres et diffusera aussi l’événement en live pour les amateurs de chorégraphies humano-robotique. Par ailleurs, elle a été sélectionnée pour participer à l’émission « Astronauts : Do you have what it takes ? » sur la BBC Two. En effet, elle n’oublie pas de poursuivre son rêve : « devenir astronaute est l’une des principales raisons pour lesquelles je travaille maintenant avec des robots. J’ai le sentiment que c’est une expertise qui sera nécessaire dans l’avenir de l’exploration spatiale et que cela rendra ma demande auprès de la NASA encore plus forte ».

Aurons-nous le droit bientôt, à un ballet spatiale grâce aux 2 passions de la charmante doctoresse ?

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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(CULTURE) Cette nouvelle émission de télé va réveiller les morts !

21 avril 2021 – L’émission s’intitulera “Hôtel du temps”, et sera présentée par l’animateur Thierry Ardisson, sur la chaîne France 3… Le concept ?

Réaliser des interviews de grandes stars décédées, le tout, grâce aux effets spéciaux ; pour évoquer avec elles, leur carrière ou leurs engagements personnels. En bref, ressusciter les morts.

DES INTERVIEWS FICTIONS

Les interviews de l’Hôtel du temps, seront bien sûr fictives, Thierry Ardisson affirme d’ailleurs qu’elles seront réalisées en se servant de vraies déclarations tenues par les célébrités défuntes. Le tout, illustré par des effets spéciaux, comme avec la technique innovante du “Face Retriever », qui serait encore plus efficace que les désormais célèbres deepfakes, hypertrucage en bon français, tels qu’utilisés dans l’émission d’imitation “C’est Canteloup”, sur TF1.

DES DEEP-FAKES AMÉLIORÉS 

Cette méthode du face retriever est un concept inédit, entièrement pensé pour l’émission Hôtel du temps.

Plus concrètement, son fonctionnement repose sur la technologie, deepfake, mais va un peu plus loin. En effet, pour réaliser une interview, l’émission fera appel à deux personnes : un comédien pour le physique et la personnalité de la célébrité interviewée ; et un imitateur, qui s’assurera de reproduire une voix, la plus proche possible de la star censée être présente.

UN PROJET LONG ET COÛTEUX

Le projet de l’hôtel du temps, est aussi ambitieux que coûteux, en effet, selon le Parisien, le budget de l’émission serait proche des 600 000 euros. Un premier numéro, avec pour invité, Jean Gabin, pour lequel il aura fallu près de deux ans de préparation, avant de pouvoir commencer à tourner.

Un concept d’émission auquel songeait Thierry Ardisson, depuis longtemps. L’animateur a pu s’y consacrer pleinement, après son départ de la chaîne C8, en 2019.

Avant d’arriver sur France 3, l’émission avait été proposée à la diffusion, aux deux plus grandes plateformes de streaming légal Netflix, et Amazon Prime Video, sans succès. C’est finalement le groupe France Télévision, qui s’est laissé convaincre par l’originalité du concept.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

2020-12-23T23:58:02+01:0023 décembre 2020|

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