20 mai 2021 – Les avions non pas vraiment la côte ces derniers temps, entre la crise sanitaire actuelle, avec son lot de restrictions concernant les déplacements, et la méfiance de certains voyageurs jugeant le moyen de transport trop polluant, nous pouvons même parler de crise de l’industrie aéronautique.

Pourtant, cela n’empêche pas les constructeurs et les concepteurs et constructeurs de toujours innover, avec le souci d’allier performance et écologie.

Afin de renouer avec plus de vitesse, toutes ces entreprises ne souhaitent plus refaire les erreurs ayant mené l’un des seuls jets supersoniques ayant opéré commercialement, à partir 1969, jusqu’à son arrêt progressif, puis total, en 2003. En effet, l’avion de ligne franco-britannique Concorde, réalisait pourtant de belles prouesses en termes de vitesse, ce dernier étant capable de réaliser un vol Paris New-York, avec une durée moyenne de seulement 1h30 ! Malheureusement, le Concorde avait ses défauts : il était considéré comme bien trop cher, et très polluant.

Depuis quelques années, de nouveaux projets d’avions supersoniques à destination du grand-public voient le jour, partout dans le monde ; Boom Supersonic, un groupement de start-up américaines, nouvellement créées, en fait parti.

Le fondateur de l’entreprise, Blake Scholl, espère même faire voler ses avions supersoniques, d’ici l’année 2026. «Soit nous échouons, soit nous changeons le monde», assure le PDG. Il n’y a pas eu d’accélération majeure des temps de trajet depuis l’âge du jet des années 50 et 60 et son équipe espère changer cela. « Cette barrière du temps est ce qui nous sépare. Nous pensons qu’il est extrêmement important de briser la barrière du temps, plus que le mur du son. », explique Blake Scholl.

Mais ce n’est pas tout, puisqu’en plus de faire gagner un temps aux voyageurs, Boom Supersonic souhaite également réduire drastiquement le coût des vols. Le but du constructeur sera de permettre aux compagnies aériennes de proposer un prix de vente de billets, similaire aux tarifs pouvant s’appliquer à ceux d’un vol en classe affaire, actuellement, ceci, avant de pouvoir proposer aux voyageurs d’«aller n’importe où dans le monde en quatre heures pour 100 dollars [environ 80 euros]», affirme Blake Scholl.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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