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(TECHNOLOGIE) Des scientifiques ont formé au robot « aveugle » à monter les escaliers

21 mai 2021 — Aujourd’hui les robots modernes peuvent facilement descendre et monter des  escaliers. Pour réaliser cette performance, ils utilisent des caméras intégrées et des capteurs. Cependant, il est beaucoup plus difficile pour des machines « aveugles » de faire cela! Des chercheurs de l’Université d’État de l’Oregon, aux États-Unis, ont pu apprendre à un robot à monter les escaliers, l’androïde a réussi facilement cet exploit.

On peut supposer qu’un robot  n’a pas besoin d’avoir une «vue», car il possède généralement de nombreux capteurs. Mais tout n’est pas si simple, le monde environnant peut être imprévisible même pour les technologies avancées.

Les auteurs de l’expérience  expliquent que même les robots «voyants» ne peuvent pas toujours compter sur des caméras ou d’autres capteurs en raison d’un mauvais éclairage, du brouillard ou d’autres problèmes environnementaux. Par conséquent, idéalement, ils devraient utiliser la proprioception (La proprioception ou sensibilité profonde qui désigne la perception, consciente ou non, de la position des différentes parties du corps)n pour évoluer dans un univers inconnu.

LE VIRTUEL ÉDUCATEUR POUR ROBOT

Les scientifiques se sont rendus compte que lors des premiers tests, le robot tombait souvent, ce qui pouvait entraîner son dysfonctionnement. C’est pourquoi les auteurs de l’étude ont utilisé la méthode appelée sim-to-real pour établir comment le robot marcherait  dans un simulateur. Ils ont appris au robot à faire face virtuellement à une gamme de situations, y compris les escaliers ou le terrain plat.

Avec cette formation, les chercheurs se sont lancés dans une expérimentation en réel. Il s’est avéré que le robot était un élève très compétent. Il a fait un excellent travail que ce soit avec des bordures, des rondins et d’autres terrains accidentés qu’il n’avait pas exploré auparavant. Sur l’escalier lui-même, les chercheurs ont effectué 10 tests. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec la descente, l’appareil n’est jamais tombé! Les tests ont obtenu de 80% de réussite.

Les auteurs du projet prévoient maintenant d’effectuer des expériences supplémentaires pour voir si l’efficacité s’améliore avec l’ajout de la vision par ordinateur.

François Deymier (rédaction btlv)

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Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-05-21T11:33:44+02:0021 mai 2021|

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