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(TECHNOLOGIE) La 5G, progrès ou danger ?

17 octobre 2020 — Le 29 septembre dernier, l’attribution des bandes de fréquence aux mobiles pour la 5G a été lancée en France. L’autorité de régulation des télécoms a déjà annoncé la prochaine enchère qui se déroulera courant octobre. Mais qu’en est-il des conséquences positives et négatives sur le territoire français ?

QU’EST-CE QUE LA 5G ?

C’est la cinquième génération de la technologie de communication sans fil, plus performante que la 3G et la 4G. Conçue il y quelques années pour répondre à la très grande croissance des données et à la connectivité de la société moderne, la 5G c’est l’arrivée de nombreuses innovations révolutionnaires de nos usages au quotidien. Elle devrait permettre, entre autres, de supporter simultanément un nombre très important d’appareils en conservant une connexion de qualité.

Selon plusieurs spécialistes, la 5G représente une technologie de rupture, c’est-à-dire un type d’innovation qui prolonge et remplace des technologies déjà existantes en rendant ces dernières obsolètes.

LES BÉNÉFICES SOCIAUX ATTENDUS

Plus de rapidité, grâce à une navigation avec des débits de télécommunication mobile démultipliés et une puissance considérable, une vitesse pouvant atteindre 100 gigabits de données par seconde, soit 100 fois plus rapide que la 4G actuelle. Mais également plus de réactivité avec un temps de latence ou de réponse ultra réduit, 1 milliseconde contre une trentaine pour l’ancienne génération.

L’ultra connectivité fera son apparition. Même dans les endroits très fréquentés comme les stades ou les festivals où la connexion réseau sera énormément sollicitée, les performances du réseau 5G resteront inchangées.

La 5G va beaucoup aider dans le milieu professionnel et plus particulièrement dans le milieu médical avec une avancée innovante : la télémédecine. C’est la technologie de la 5G avec une qualité d’image transmise plus performante et donc une augmentation des chances de succès des opérations chirurgicales. Cela permettra une meilleure synchronisation et une communication amplifiée entre les hôpitaux, mais aussi un meilleur suivi des dossiers médicaux des patients.

Le streaming va également être révolutionné, au niveau des téléchargements, la vitesse se retrouvera considérablement accélérée. Le téléchargement d’un film ou d’une musique pourra se faire en 4K ou même en 8K, dans des délais extrêmement rapides. Par exemple, un film de qualité HD prendra 10 secondes à être téléchargé quand il faut plus de 3 minutes en 4G.

Avec la 5G, les objets seront interconnectés et pourront « réagir » entre eux. La domotique sera omniprésente, nous pourrons alors programmer à l’avance tout objet technologique connecté comme un four, un GPS, une cafetière… Le secteur automobile comme les voitures autonomes sera également concerné. Ces véhicules seront en lien avec le réseau 5G pour interagir entre elles et bénéficier d’un temps de réaction quasi instantané.

La réalité virtuelle et la réalité augmentée existent depuis des années, mais, grâce à la 5G, elles feront partie du quotidien au fil des années. Car avec son téléphone ou via des lunettes, nous pourrons revivre des expériences ou des souvenirs comme si nous y étions.

LES CONSÉQUENCES DÉVAFORABLES

Jusqu’à maintenant, les réseaux mobiles comme la 3G et 4G ont été conçus pour répondre aux besoins des humains. En revanche, la 5G a été créée en tenant compte des besoins des machines.

Que ce soit la 5G ou les futures innovations, des réseaux télécoms vont mobiliser davantage d’interactivité entre le réseau et ses utilisateurs. Nos données personnelles seront davantage surveillées et collectées qu’actuellement. L’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) a donc mis en place un nouveau dispositif de contrôle des équipements télécoms pour accroitre la sécurité des échanges de données. La loi française a été également renforcée pour assurer un niveau élevé de sécurité des réseaux 5 G.

Les entreprises doivent sans cesse réinvestir dans la mise à jour de leur réseau ce qui représente un investissement très élevé pour les opérateurs télécoms. Ils doivent plus particulièrement changer d’équipements électroniques et d’antennes, mais aussi gérer l’évolution de la gestion du réseau.

Pour l’instant, le nombre d’antennes mobiles ne va pas être démultiplié avec la 5G. Les opérateurs télécoms prévoient de remplacer les antennes actuelles par des antennes 5G, mais pas d’en créer de nouvelles. Mais quand viendra le moment d’utiliser les fréquences millimétriques, à l’horizon 2022/2023, un nouveau type d’antennes, les smallcells, sera déployé. Leur portée sera réduite, il faudra donc en mettre davantage que celles que nous connaissons actuellement pour obtenir la même couverture. L’ARCEP a fixé comme objectif aux opérateurs français d’équiper trois sites en 2022, huit mille en 2024, dix mille cinq cents en 2025. Ce qui représente un apport financier considérable.

La plupart des téléphones, dont les Français sont équipés actuellement, ne sont pas compatibles avec la 5G. Pour bénéficier pleinement de cette nouveauté, il faudra donc s’équiper d’un nouveau téléphone voire un nouveau forfait plus onéreux et donc de nouvelles dépenses.

Un moratoire commun a été lancé en septembre 2017 par deux cent trente médecins et scientifiques sur les dangers de la 5G, où ils évoquent notamment les ondes millimétriques. Ils ont réclamé une protection contre l’exposition aux champs électromagnétiques non ionisants. Selon eux, les publications des directives internationales et nationales ne montrent pas l’exacte vérité et ils ont réussi à prouver que ce type de rayonnement affectait les organismes vivants à des niveaux d’exposition bien inférieurs aux résultats communiqués.

Plusieurs effets secondaires peuvent survenir : une augmentation du risque de cancer, du stress cellulaire, des dommages génétiques, des changements structurels et fonctionnels du système reproducteur, des déficits d’apprentissage et de mémoire, des troubles neurologiques et des répercussions négatives sur le bien-être général des humains… Ces experts se sont appuyés sur l’étude la plus vaste jamais effectuée sur le sujet, menée par le National Toxicology Program américain.

Selon plusieurs médecins, la 5G va également aggraver la santé des personnes dites électro-hypersensibles (EHS). Ce sont des individus intolérants à l’exposition aux ondes électromagnétiques et présentent des symptômes bien réels : brûlures, acouphènes, migraines… Ces personnes sont contraintes de vivre recluses dans ce qu’on appelle des zones blanches, c’est-à-dire des zones du territoire non desservies par un réseau de téléphonie mobile ou internet. Avec l’arrivée de la 5G, c’est aussi le risque d’accroitre le nombre de personnes souffrant d’EHS. Mais là encore, beaucoup de scientifiques refusent d’attribuer ces manifestations biologiques aux ondes.

DES ANTI-5G ?

Certaines personnes sont contre le déploiement de la 5G, nous les appelons les anti-5G. Il existe trois catégories d’opposition différentes :

  • La première est d’ordre sanitaire, les personnes ont la forte conviction que certains effets seraient néfastes sur l’Homme et l’environnement.
  • La deuxième concerne l’éthique ou la philosophie, ces opposants ont envie d’un autre modèle de société, qui arrête de se fonder sur les progrès technologiques.
  • La dernière est liée à certaines théories du complot qui associent les médias, les grandes entreprises technologiques et les autorités politiques.

Ce qui compte, c’est de se questionner sur l’utilisation qui sera faite de la 5G : les modalités d’utilisation de la technologie par les opérateurs, par les consommateurs, par les industriels, par les services numériques… Et surtout de se demander en avons-nous vraiment besoin ?

Morgane Nenert (rédaction btlv.fr)

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(ARCHÉOLOGIE) À Nazca, le dessin d’un chat géant refait surface !

21 octobre 2020 — Le bestiaire de Nazca s’agrandit avec l’arrivée du chat. Depuis près d’un siècle, on a découvert près de 70 figures géométriques représentant des animaux et des plantes. Ces œuvres mystérieuses ne sont visibles que du ciel. Elles sont classées au patrimoine mondial de l’humanité, et demeurent l’une des plus grandes énigmes de la planète. Elles ont été gravées par les Nazcas, un peuple établi dans la zone de 200 à 700 apr. J.-C.

Ce nouveau géoglyphe d’un chat aux oreilles pointues d’environ «37 mètres de long et daté de plus de 2000 ans a été découvert par un drone survolant la zone.

« La silhouette était à peine visible, elle était sur le point de disparaître en raison de son emplacement, sur une pente assez raide, et des effets de l’érosion naturelle », a indiqué le ministère de la Culture péruvien.
Des archéologues ont réussi à faire réapparaitre en le nettoyant et en le redessinant avec des lignes de 30 et 40 centimètres de largeur.
D’après ses caractéristiques stylistiques, le géoglyphe récemment mis au jour date de la fin de la période Paracas, ancienne civilisation pré inca (-800 Av-JC).
« Les représentations de félins de ce type sont fréquentes dans l’iconographie des céramiques et des textiles de la société Paracas », a expliqué le ministère.

(capture d’écran)

RÉOUVERTURE DU SITE LE 10 NOVEMBRE

Depuis sept mois, le site des lignes millénaires de Nazca, l’une de ses principales attractions touristiques du Pérou, était fermé en raison de la pandémie mondiale. Les touristes vont de nouveau pouvoir admirer ce lieu qui alimente de nombreux fantasmes, dont le plus célèbre : la piste d’atterrissage d’OVNIS ! Mais pour les archéologues, ces lignes avaient une fonction cérémonielle.

Les plus connus de ces géoglyphes sont un singe de 135 mètres d’envergure, la queue en spirale, une araignée (46 mètres de long), un colibri (66 mètres d’une aile à l’autre) ou un oiseau géant, long de 300 mètres et large de 54.
Elles ont été gravées par les Nazcas, un peuple établi dans la zone de 200 à 700 apr. J.-C.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-10-17T18:41:03+02:0017 octobre 2020|

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