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(TECHNOLOGIE) La Russie aurait créé un drone invulnérable à la guerre électronique

15 avril 2021 — De nombreux drones et avions sans pilote ont déjà été crées en Russie, mais le ZALA 421-24 est unique en son genre. Simplement parce qu’il serait indétectable.

La société russe ZALA Aero Group, qui fait partie de la société Kalachnikov, a conçu un véhicule aérien sans pilote ZALA 421-24, dont une caractéristique est l’invulnérabilité à la guerre électronique (EW). Le quadricoptère russe est devenu le premier drone  doté de telles capacités.

Image © Groupe ZALA Aero

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SILENCE RADIO SUR TOUT LE VOL

«Nous avons trouvé une solution sur cet hélicoptère qui permet de le faire voler sans aucune liaison radio. Nous lui donnons un point sur la carte, désactivons complètement le canal de communication et le GPS et l’envoyons aux coordonnées. L’ordinateur de bord forme une myriade de points au sol et vole déjà par rapport aux indications. Il peut revenir de n’importe quel point du vol, si nous sommes bloqués par les communications ou le GPS » , a déclaré Nikita Khamitov, responsable des projets spéciaux chez ZALA Aero , à l’agenceTASS.

Le nouveau drone peut être équipé d’une caméra vidéo et d’une caméra thermique, la portée de vol du drone est jusqu’à 5 km, et le quadricoptère ZALA 421-24 peut passer jusqu’à 40 minutes dans les airs sans atterrir sous le contrôle d’un personne. Le drone se distingue par une faible signature acoustique et visuelle, et il peut être contrôlé même si l’opérateur se trouve dans un véhicule en mouvement.

On voit l’importance du développement des techniques militaires dans la guerre électronique, on remarque que les  spécialistes effectuent d’abord une reconnaissance technique sur le champ de bataille, puis leur tâche est la suppression des objets radioélectroniques ennemis détectés, tout en protégeant leurs propres systèmes radioélectroniques.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-15T13:53:13+02:0015 avril 2021|

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