fbpx

(TECHNOLOGIE) Le lancement de la 6G prévu pour 2030

29 avril 2021 – L’annonce a été faite récemment, par Xu Zhijun, le président de l’entreprise chinoise de télécommunication, Huawei. D’après ses dires, la firme chinoise serait en mesure de commencer à déployer un réseau mobile 6G dans pas moins de 9 ans.

Alors que le déploiement de la 5G à grande échelle débute seulement, Huawei ne perd pas de temps et annonce déjà la sixième génération de standard pour la téléphonie mobile, pour l’année 2030.

UN ENJEU DE TAILLE POUR LA CHINE

L’entreprise chinoise Huawei n’est plus toute jeune dans le domaine des télécommunications au sens large ; elle a d’ailleurs réussi à s’imposer en tant que leader mondiale dans la fabrication de smartphones, ainsi que dans les déploiements de réseaux.

Toutefois, ces derniers temps, la croissance de Huawei a été quelque peu ralentie par des mesures de restrictions commerciales opérées par certains pays, les États-Unis en tête, à l’occasion de la mise en place du réseau 5G, ayant des craintes pour la sécurité de leur sécurité nationale.

L’image de l’entreprise est ressortie ternie de son expérience 5G, de nombreux pays se méfiant désormais d’une firme dont les relations avec le parti communiste chinois restent opaques, tout comme sa gestion des données confidentielles.

Avec l’annonce de son réseau 6G, Huawei compte bien redorer son blason et tenter de faire oublier les récentes polémiques, afin de se concentrer sur son cœur de métier…

Un projet primordial pour l’entreprise et même pour toute la Chine, en effet, en 2019, le pays avait déjà lancé un tout premier groupe de recherche sur cette future technologie de communication ; des recherches qui auraient aboutis, puisque en novembre dernier, le pays a affirmé avoir lancé un satellite dans l’espace, ce dernier ayant pour mission d’étudier les façon d’échanger des données, avec la Terre.

UN DÉBIT IMPRESSIONNANT 

D’après la chaîne de télévision chinoise, CGTN, le futur réseau 6G parviendra à délivrer un débit allant jusqu’à 1000 gigaoctets de sonnés transférés en une seule seconde, ce qui correspondrait à une vitesse 50x supérieure à la 5G ! Par ailleurs la latence deviendrait quasiment inexistante, à 0,1 millisecondes.

En revanche, l’annonce ne dit rien sur les questions de santé publique que pourrait poser un déploiement global de la 6G, alors que les critiques sont déjà vives depuis quelques années, à l’encontre des ondes 5G et des risques qu’elles représenteraient…

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-29T18:29:21+02:0029 avril 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser