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(TECHNOLOGIE) Le premier avion avec un moteur électrique a décollé lors d’un meeting aérien à Moscou

26 juillet 2021 — Pour la première fois au monde un avion équipé d’un moteur électrique supraconducteur a décollé lors d’un meeting aérien qui se tient en ce moment près de Moscou.

Si ce programme reste encore bien mystérieux, la Russie semble vouloir développer ses futurs avions « verts » en s’appuyant sur son avance théorique en matière de supraconductivité et de technologies cryogéniques.

L’avion le Yak-40 hybride  a été doté du premier moteur d’avion électrique supraconducteur et a effectué son premier vol au salon MAKS-2021.

Développé par le spécialiste en matériaux SuperOx, ce nouveau moteur de 500 kW s’appuierait sur des technologies particulièrement innovantes, exploitant des matériaux supraconducteurs à haute température. Les matériaux supraconducteurs ont la particularité de ne présenter aucune résistance électrique (ou très peu), permettant de transporter de l’électricité sans déperdition énergétique.

Depuis 2016 en Russie, la Fondation pour la recherche avancée et la société SuperOx travaillent à la création d’un moteur électrique haute température basé sur des supraconducteurs, et en 2020 du premier moteur électrique rechargeable au monde (nouvelle batterie haute puissance) basé sur la supraconductivité haute température.

© CIAM

À l’automne dernier, l’Institut central de motorisation aéronautique (CIAM) basé à Moscou avait dévoilé un nouveau démonstrateur de moteur électrique lourd. Installé dans le nez d’un avion Yak-40, modifié en banc d’essai, ce moteur à hélice est destiné à équiper de futurs avions régionaux de 9 à 18 places.

En juillet 2020, il est devenu connu que, dans le cadre d’un projet conjoint de la Fondation pour la recherche avancée et du CJSC « SuperOx », pour la première fois au monde, des tests en laboratoire des éléments d’un système d’alimentation électrique intégré à l’aviation ont été effectuésur la base d’une seule plate-forme supraconductrice à haute température (HTSC), composée d’une batterie, d’un câble HTSC, d’un dispositif de limitation de courant HTSC et d’un moteur électrique HTSC

Pour le ministre russe du Commerce et de l’industrie, Denis Doutov, « l’utilisation des technologies hybrides dans l’aéronautique réduira de 70% la consommation de carburant ». La supraconductivité serait alors utilisée pour optimiser les performances des moteurs hybrides utilisant des carburants traditionnels.

François Deymier (rédaction btlv)

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(ARCHÉOLOGIE) Des sandales en or ont été découvertes dans une tombe égyptienne antique

25 septembre 2021 –  Des archéologues égyptiens ont récemment découvert des sandales en or dans une tombe où reposent plusieurs reines égyptiennes. Des objets rares qui étaient autrefois réservés aux nobles égyptiens.

C’est dans une tombe où reposent plusieurs reines égyptiennes, que des archéologues ont découvert ces chaussures anciennes également assorties de petits capuchons pour orteils. Des objets précieux qui étaient dédiés à certaines femmes de la noblesse égyptienne dans le cadre de leur enterrement. C’était pour ainsi dire les chaussures de leurs funérailles. Ce n’est pas la première fois qu’on retrouve des paires de ce type dans une tombe égyptienne. Le cas le plus célèbre est celui des épouses du pharaon Thoutmosis III, un souverain de la XVIIIe dynastie qui avait fait enterrer toutes ses épouses avec des sandales d’or. D’après les archéologues, la plupart de ces sandales datent de la 18ème dynastie du Nouvel Empire qui correspond à environ 1550 à 1290 avant notre ère, une période durant laquelle le célèbre Toutankhamon a régné.

DES SANDALES D’OR AU RÔLE SYMBOLIQUE

Le but supposé de ces artéfacts était de protéger les extrémités du corps lors de l’inhumation. En effet, parmi les sépultures royales, ces riches sandales dorées étaient souvent occupées par de petits bonnets dorés pour les doigts et les orteils. C’est ce qu’on appelle les stalles des doigts et des orteils. Ils protégeaient les extrémités de la momie lors de l’enterrement. Selon les anciennes croyances égyptiennes, les morts étaient censés être ensevelis sous forme de corps complets, comprenant parfois des membres prothétiques. C’était d’ailleurs quelque chose de très important dans la tradition funéraire égyptienne antique. Puisque à défaut d’or, les dépouilles royales ont également été enterrées avec des stalles de moindres métaux et même d’argile. Ainsi, si cette découverte n’a rien de nouveau, cela n’en reste pas moins une trouvaille magnifiquement bien conservée.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-07-27T13:28:37+02:0026 juillet 2021|

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