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(TECHNOLOGIE) L’impression de logements en 3D se concrétise

3 mai 2021 – Une nouvelle génération de start-up veut bouleverser la façon dont les maisons sont construites, et ceci, en automatisant leur production, grâce à des imprimantes 3D industrielles.

Cette méthode d’impression 3D, également connue sous le nom de fabrication additive, utilise les imprimantes, pour déposer de fines couches de plastique, de métal, de béton et d’autres matériaux les unes sur les autres, produisant ainsi des objets tridimensionnels, programmés à l’avance.

UNE NOUVEAUTÉ DANS L’IMMOBILIER 

Ces dernières années, les imprimantes 3D ont principalement été utilisées pour créer de petites quantités d’articles spécialisés tels que des pièces automobiles ou des prothèses, permettant aux consommateurs ou aux entreprises de produire exactement ce dont ils avaient besoin en utilisant les machines à la maison ou au travail.

Mais aujourd’hui, quelques start-up dans le monde ont décidé d’innover, et appliquent désormais l’impression 3D à la construction de maisons, affirmant qu’elles seraient ainsi plus rapides, moins chères et plus durables à produire, par rapport à une maison traditionnelle. Ces entreprises soutiennent que cette technologie pourrait contribuer à mettre fin aux graves pénuries de logements ayant conduit à une flambée des prix de l’immobilier, à une  surpopulation, ainsi qu’à des expulsions, notamment dans la ville de New-York, aux États-Unis, où la technologie va être expérimentée.

Toutefois, la construction de logements en 3 dimensions n’en est encore qu’à ses débuts. La plupart des start-up dans ce domaine développent de nouvelles technologies, mais ne construisent pas encore de maisons prêtes à l’emploi.

Pour l’instant,  les deux principales entreprises à exercer dans ce domaine, Mighty Buildings, et ICON, n’ont livré à elles deux,  que quelques dizaines de maisons.

Jason Ballard, PDG et co-fondateur de la start-up de construction et  d’impression 3D, ICON, a déclaré que son système de construction par imprimante pouvait effectuer les tâches de 10 à 20 travailleurs, issus de 5 à 6 métiers différents. Et contrairement aux humains, les machines peuvent fonctionner 24 heures par jour, permettant aux constructeurs et aux acheteurs, d’économiser de l’argent, et du temps de construction.

«Avec l’impression 3D, nous sommes en mesure d’imprimer exactement ce dont nous avons besoin», affirme Sam Ruben, co-fondateur, d’une autre entreprise spécialisée dans d’impression de logements, Mighty Buildings.

COMMENT SE DÉROULE UNE IMPRESSION DE LOGEMENT ?

Dans l’entrepôt de l’usine Mighty Buildings à Oakland, en Californie, une immense imprimante 3D dépose de fines couches d’un matériau semblable à de la pierre, qui durcit rapidement sous la lumière ultraviolette et résiste au feu et à l’eau. Les panneaux muraux sont imprimés une couche à la fois puis remplis d’une mousse isolante. Des bras robotiques finissent ensuite, compléter le travail des imprimantes.

L’imprimante peut ainsi produire la totalité de la coque extérieure d’une maison, ou bien plus simplement, des panneaux muraux individuels pouvant être facilement assemblés, grâce à des outils simples d’utilisation, selon la start-up.

La plupart de tous ces modules en 3D sont donc assemblés en usine, transportés par camion, jusqu’au terrain du propriétaire, puis implantés à l’aide d’une grue. Inconvénient de cette méthode, la taille de chaque unité est limitée par les dimensions de la plate-forme du camion, et par les hauteurs respectives des tunnels, ponts et autres viaducs.

Samuel Agutter (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-03T15:23:39+02:003 mai 2021|

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