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(TECHNOLOGIE) Un braquage à 35 millions de dollars grâce au deepfake

21 octobre 2021 – Un braquage a eu lieu aux Émirats arabes unis. Pas de morts, pas d’hommes cagoulés ni de prise d’otage… Le vol s’est fait à distance, grâce au deepfake. Les braqueurs ont imité la voix d’un grand patron d’entreprise…

Comment ça s’est passé ? Le directeur de la banque s’est fait avoir par un “dirigeant” qui avait besoin de fonds pour réaliser une acquisition. Un dirigeant dont il connaissait bien la voix et qui n’a pas du tout entendu la différence entre une voix authentique et une voix artificielle. 

Mais au fait, c’est quoi le deepfake ? Dans notre cas, c’est une simulation de la voix réalisée par une intelligence artificielle capable d’imiter à la quasi-perfection une personne. Le deepfake est aussi utilisé à l’image, pour mettre le visage de quelqu’un sur le corps d’un autre.

Tout a l’air vrai, il y a même un faux avocat qui accompagne le larron pour rendre l’appel crédible. Un avocat qui s’appellerait Martin Zelner. 

35 millions de dollars ont été transférés sur plusieurs comptes. Selon Forbes, les enquêteurs pensent que dix-sept personnes sont impliquées dans ce casse. 

Il y a eu un précédent similaire en 2019. Au Royaume-Uni, un salarié transfère 250 000 dollars à son prétendu patron… Là aussi, c’était un deepfake. En revanche, jamais une telle somme n’avait été dérobée auparavant grâce à cette technologie.

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

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Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-10-21T11:04:37+02:0021 octobre 2021|

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