fbpx

(TECHNOLOGIE) Un moteur supersonique permettrait d’aller à Mach 16

7 décembre 2020 – D’après une équipe chinoise, leur moteur à réaction hypersonique, peut atteindre Mach 16 (19’000 km/h). D’après les résultats publiés sur Singapore News Live, nous pourrions rejoindre n’importe quelle ville de la planète en 2 heures. Après le succès puis la disparition du concorde français, cette équipe asiatique a donc annoncé le développement de ce nouveau type de moteur supersonique, le Sodramjet. Après des premiers essais concluants, un travail important est encore à réaliser par les chercheurs en vue d’une éventuelle commercialisation.

A la place d’une augmentation de la vitesse, l’aviation a préféré optimiser l’efficacité énergétique mais aussi la réduction de l’empreinte carbone et le nombre de passagers des avions de ligne. Cela n’a pas empêché cette équipe chinoise d’avoir encore en tête, la vitesse supersonique pour des vols hyper-rapides. Ils soulignent en effet : « la recherche sur plus de 70 ans sur la propulsion hypersonique indique qu’un concept révolutionnaire est vraiment nécessaire pour le développement de moteurs hypersoniques. Le concept du moteur Sodramjet peut être un choix très prometteur et les travaux présentés ici soutiennent fortement cette idée »

SUR LA BASE DU STATORÉACTEUR

Modélisation de la structure du Sodramjet / Crédits : Zonglin JIANG et al. 2020

Le Sodramjet a été pensé à partir du statoréacteur qui est un système de propulsion par réaction, dont la poussée est produite grâce à l’éjection d’un gaz provenant de la combustion d’un carburant. Il est constitué uniquement d’un tube, d’où le terme « stato » (statique). C’est l’inventeur Albert Fonó (Hongrie) qui avait utilisé un statoréacteur brut afin d’augmenter la portée de l’artillerie.

Les statoréacteurs avaient été améliorés dans le but de produire un modèle à combustion supersonique (scramjet) qui maintient l’air qui circule à travers le moteur à la différence d’un statoréacteur qui ralentit l’air en amont de la combustion. Seulement, dans le cas des scramjets, l’air supersonique crée des ondes qui ont pour conséquence de bloquer le carburant en combustion. Pour contrer ce phénomène, Zonglin Jiang et son équipe de l’Académie chinoise des sciences de Pékin, se sont inspirés des travaux de l’ingénieur Richard Morrison. Ce dernier envisageait que l’onde de choc induite par l’air puisse être une source d’énergie, permettant de rallumer en continue le moteur afin de maintenir des vitesses folles : Mach 15 ou plus.

LA VITESSE EMMÈNE LA VITESSE

À des vitesses hypersoniques, le Sodramjet est stable et brûle l’hydrogène plus efficacement quand la vitesse augmente. Comme le principe du turbo, les ondes de choc dues un moteur hypersonique sont donc utilisées pour maintenir la combustion interne, comme l’avait pensé Richard Morrison en 1980. Encore beaucoup de tests et de réglages sont à faire pour voyager à bord d’un appareil muni du système « Sodramjet ». Si en attendant vous préférez toujours le train, sachez que cela avance vite du côté de l’Hyperloop !

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(MYSTÈRE) Est-il dangereux de jouer au Ouija ?

28 février 2021 – Pour capter des informations ou par amusement, les adeptes du spiritisme s’adonnent au Ouija (prononcé « oui-ja »). Invention du XIXème siècle, cette planche sur laquelle se trouvent les lettres de l’alphabet, les chiffres, et les termes « oui », « non » voire « bonjour » et « au revoir », semble pouvoir être l’intermédiaire entre le monde de l’au-delà et les vivants. Les utilisateurs du Ouija questionnent l’esprit qui serait « appelé » en séance par l’intermédiaire d’un objet (un verre ou une « goutte »). Ce dernier se dirige vers les symboles, les uns après les autres, afin de constituer des réponses à leurs questions. Pour certains, le déplacement est dû à l’énergie des participants ou à l’effet idéomoteur (mouvements inconscients des personnes qui touchent l’objet durant la séance), pour d’autres à des entités appartenant au monde du subtil ou au royaume des défunts.

Alors que la communauté scientifique considère la pratique comme une pseudoscience, et que pour certains parapsychologues, le Ouija est sans danger particulier, un certain nombre de médiums déconseillent fortement de  » jouer avec ça « . En effet, des expériences négatives en séance et/ou des conséquences indésirables pourraient se manifester en s’adonnant à la pratique du Ouija (voir la libre antenne BTLV du 25 janvier).

En 1901, William Fuld, inventeur et entrepreneur américain de Baltimore (Maryland), a commencé la production de ses propres planches sous le nom de « Ouija ». D’après lui, « Ouija » serait un ancien mot égyptien signifiant  » bonne chance. » Il est aussi la combinaison de « oui » en français et en allemand. Le Ouija fût considéré pendant longtemps comme un jeu de société, puis pendant la première guerre mondiale, Pearl Curran (médium américaine) en a fait un support de divination. Elle aurait été guidée, via le Ouija par Patience Worth pour écrire ses romans.

Les spirites disent que le Ouija est une forme de médiumnité qui permettrait de communiquer avec d’autres plans. Pour les religions monothéistes, cette pratique est liée à l’occulte, et ceux qui participent à des séances de Ouija parlent en réalité avec le Diable ou des entités négatives.

Alors si comme dans le film  » Jumanji « , vous préférez ne pas être obligé de terminer la partie, mieux vaut peut-être ne pas la commencer … Cependant, pour les plus audacieux d’entre vous, pourquoi ne pas aller passer une soirée au château de Fougeret, dans la Vienne, pour oser l’expérience avec Véronique Geffroy, une experte en la matière ?

Voir également l’émission  » Les Affranchis de l’info  » : Paranormal, peut-on tout expliquer ? (réservé aux abonnés)

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

2020-12-08T11:09:10+01:008 décembre 2020|

Actus susceptibles de vous intéresser