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(TECHNOLOGIE) Une caméra fait apparaître les couleurs invisibles

12 Novembre 2020 – Des chercheurs de l’université de Tel-Aviv en Israël, annoncent aujourd’hui avoir mis au point une caméra capable de voir les ondes infrarouges et ultraviolets qui échappent habituellement à notre vue.

Cela peut paraître difficile à imaginer mais il existe bien plus de couleurs que ce que l’œil humain est capable de voir. Les cônes, présents dans les globes oculaires, ne savent capter que les photons avec une longueur d’onde comprise entre 400 et 700 nanomètres (rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet).

Les ondes plus courtes (les ultraviolets) ou plus longues (infrarouges) ne peuvent être vues.

UNE TECHNOLOGIE POUR RÉVÉLER L’IMPERCEPTIBLE

Certains appareils photos hors de prix réussissent déjà à capturer certaines couleurs « invisibles » mais les chercheurs de l’université de Tel-Aviv affirment que leur technologie serait beaucoup moins onéreuse et beaucoup plus précise. De plus, elle pourrait facilement s’adapter à tout type de caméra.

Pour l’œil humain, l’air est invisible. Toutefois, certains éléments comme l’hydrogène, le carbone et le sodium possèdent une couleur bien particulière. Cette nouvelle technologie pourra capter ces différentes nuances. Il sera donc possible d’observer la pollution de l’air plus précisément. Avec cet équipement, les satellites pourraient surveiller la qualité de l’air ou les émissions produites par certaines usines, même pendant la nuit.

Cette avancée technologique pourrait aussi être mise à profit dans les domaines de la santé et de la sécurité.

Brevet déposé, les chercheurs israéliens travaillent maintenant au développement de leur invention et espèrent bientôt exposer cette innovation à plusieurs entreprises internationales.

Carine Privard (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2020-11-12T15:16:55+01:0012 novembre 2020|

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