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13 février 2018 : Des chercheurs de l’Université de Washington travaillent actuellement avec la NASA pour mettre au point un sous-marin capable de supporter les conditions de Titan.

Pour ne pas avoir de mauvaises surprises, les scientifiques ont recréé une mer de Titan dans un laboratoire. Fluid Phase Equilibria, une revue scientifique a d’ailleurs publié leur recherche. La plus grande lune de Saturne, la deuxième plus grande du système solaire, Titan ne cesse d’intriguer les chercheurs par ses quelques ressemblances avec la Terre. En effet comme la planète bleue, cette lune de Saturne est recouverte d’océans, de rivières et surplombée par des nuages, excepté que le cycle hydrologique est basé sur le méthane. Malgré ces conditions, une vie microbienne pourrait se développer sur cette lune.

SIMULATION DES MERS DE TITAN

Le méthane ne présentant pas les mêmes propriétés que l’eau, les chercheurs ont reproduit dans une chambre test une mer de Titan, la maintenant à très froide température. Une petite cartouche chauffante de deux centimètres a été placée dans le liquide pour reproduire la chaleur générée par le sous-marin. Autre difficulté à prendre en compte : la formation des bulles d’azote. Il faut savoir qu’à basse température, une grande quantité de ce gaz se dissout. Mais si une seule variation de pression ou de température intervient, alors des bulles se formeront et le lac de méthane se mettra à pétiller. Cela peut diminuer grandement la visibilité du sous-marin, ainsi que sa liberté de mouvement, ce qui compliquerait la mission.

Credit: NASA/JPL-Caltech/University of Arizona/University of Idaho

FILMER À -184 °C

Si les chercheurs arrivent à trouver une solution aux bulles d’azote, ils devront également résoudre le problème des caméras. Eh oui, car en plus de prélever des échantillons, le sous-marin devra également rapporter quelques clichés de la lune de Saturne. Pour le moment, ils utilisent un endoscope et une caméra vidéo dans des conditions plutôt extrêmes : une température pouvant atteindre les -184 °C et une forte pression. Les résultats sont assez concluants, grâce à cette simulation, les scientifiques ont découvert que la mer de méthane gelait à -197 °C au lieu de -187 °C. Un soulagement, car cela signifie que les chercheurs n’auront pas « à s’inquiéter des icebergs », comme l’explique Ian Richardson, chercheur de l’Université de Washington. Si les tests aboutissent, le sous-marin ne sera lancé que dans une vingtaine d’années.

Noémie Perrin (btlv.fr/source EurekAlert)
Image de couverture crédit : NASA/JPL-Caltech/Space Science Institute