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TOURISME SPATIAL : le ballon stratosphérique pour voyager aux portes de l’espace

26 juin 2020 —Dans un proche avenir, le tourisme spatial va devenir un enjeu économique pour quelques entreprises comme SpaceX, Blue Origin, Virgin Galactic ou encore l’agence spatiale russe Roscomos.

Ce ne sera pas vraiment l’espace, mais cela y ressemblera. Une jeune entreprise américaine Space Perspective va proposer du tourisme spatial par ballon stratosphérique. Des voyages qui permettront de se retrouverdans la haute atmosphère, « à la limite de l’espace », pour des touristes que l’on imagine riches, mais pas assez pour se payer un ticket pour un vrai vol spatial.

Pour rappel,la frontière de l’espace se situe à 100 kilomètres d’altitude, cela s’appelle la ligne de Kármán.

Les avions de ligne volent en général à une altitude de croisière allant de 9 à 12 kilomètres. Quant au saut effectué en 2012 par Félix Baumgartner qui lui a permis de franchir le mur du son en chute libre, il a eu lieu à près de 39 kilomètres d’altitude. D’ailleurs, il a atteint cette altitude depuis une capsule suspendue à un ballon gonflé à l’hélium.

Même si ce n’est pas vraiment l’espace, cela reste une ascension exceptionnelle dans une capsule pouvant accueillir jusqu’à huit passagers. L’avantage de cette technique est qu’elle est plus simple à mettre en place et surtout beaucoup moins chère.

(Crédit Space Perspective)

UNE EXPÉDITION DE SIX HEURES

La capsule dont le nom sera Neptune sera dirigée par un pilote professionnel. La mission durera aux alentours de six heures : deux heures pour l’ascension, deux heures pour le vol stationnaire et deux heures pour la descente. Neptune conclura son expédition dans l’océan avec un amerrissage en douceur.

Space Perspective devrait débuter des tests de vol inhabité en 2021. Pour montrer le côté sérieux de cette entreprise, des instruments scientifiques seront du voyage, une façon de sortir du côté mercantile du tourisme pour millionnaire et donner un vernis de recherche scientifique.

François Deymier (btlv.fr/source Space Perspective)

(Crédit Space Perspective)

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(SANTÉ) La misophonie la maladie qui n’aime pas le bruit !

16 janvier 2021 —  Bruits de mastication, d’une craie sur un tableau, ou simplement d’un crayon tombé par terre… tout ça vous agace au plus haut point ? Vous êtes peut-être misophone. Gros plan sur cette maladie qui déteste le bruit.

Franchement, être agacé par un bruit de mastication le matin au petit déjeuner, quoi de plus normal ? En revanche, si le moindre mâchonnement de chewing-gum, reniflement ou léger bruit de pas ou même brossage de dents éveille en vous l’irrépressible envie de tuer quelqu’un, vous êtes peut-être misophone.

La misophonie, où littéralement « haine du son », est un trouble neuropsychique rarement diagnostiqué mais commun, caractérisé par des états psychiques forts désagréables (colère, haine, anxiété, rage, dégout) déclenchés par des sons spécifiques. L’intensité des sons, qui peut être élevée ou faible, peut provoquer des émotions négatives et particulièrement intenses. Elle apparaît à un très jeune âge, durant l’enfance, ou pendant l’adolescence, et s’aggrave avec l’âge de 8 ou 9 ans.

« VULNÉRABLE À CHAQUE INSTANT »

Les personnes touchée par ce dysfonctionnement du cerveau expliquent vivre un calvaire au quotidien. Que pour eux, les bruits ne sont pas seulement dérangeant, mais ils sont insupportables.

« Être misophone, c’est se sentir vulnérable à chaque instant, explique une personne atteinte par la maladie au site Planet. Il n’y a pas un jour où je ne pense pas aux stratégies d’évitement que je pourrais mettre en place pour améliorer mon quotidien. Je suis obligée de porter des boule-quies au travail, lors d’un dîner entre amis, ou encore au cinéma. Cela veut dire garder les cheveux détachés, même lorsqu’il fait très chaud, pour que cela ne se voit pas. Beaucoup de personnes ont conscience que les bruits me dérangent, mais elles ignorent à quel point. »

La misophonie, qui se distingue de la phonophobie (la crainte d’avoir à écouter un bruit, de peur qu’il ne soit insupportable) et de l’hyperacousie (une hypersensibilité de l’ouïe : celle-ci peut entraîner de fortes douleurs après n’importe quel type de bruit), ne possède pas encore de traitement médical. Des pistes sont explorées, mais le casque anti-bruit ou avec de la musique dans les oreilles reste aujourd’hui le meilleur remède.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-30T23:17:51+02:0026 juin 2020|

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