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(TRÉSOR) Le navire retrouvé au large de la Caroline du Nord était bien celui de Barbe Noire

20 avril 2021 — En 1995, nous apprenions la découverte d’une épave qui laissait penser qu’elle fut celle du navire de Barbe Noire, l’infâme et redouté pirate du 18e siècle. Il aura fallu attendre 26 ans pour en avoir la confirmation. Retrouvée au large des côtes de Caroline du Nord, le Queen Anne’s s’est échoué sur un banc de sable à proximité de Beaufort en 1718. C’est ici même que le célèbre pirate et ses matelots l’ont abandonné. Si jusqu’à aujourd’hui, le Département des ressources culturelles de la Caroline du Nord précisait que l’épave découverte en 1995 « était probablement » le Queen Annes Revenge, il y a désormais plus aucun doute comme l’a exprimé Claire Aubel, coordinatrice des relations publiques des musées maritimes de Caroline du Nord : « Il n’y a pas eu « un » moment de grande révélation »……« Il y a eu une succession de découvertes et une déduction évidente, tirée des différents indices. »

DES ÉVIDENCES POUR PREUVES

Les armes retrouvées parmi les décombres, ainsi que la taille et l’envergure de l’épave ont écarté les doutes de l’équipe. Pour Claire Aubel : « on ne connaît aucun autre navire de cette taille qui naviguait dans la région à cette époque et seul un bateau pirate pouvait être à ce point armé ». Des armes qui ont fait du pirate, le plus redouté à cette époque. S’il a trouvé la mort en 1718, lors d’un affrontement avec la flotte Anglaise dans la baie de Pamlico en Caroline du Nord, les historiens s’amusent à rappeler que sa réputation dépassait les frontières de la Carolines du Nord.

Baie de Pamlico en Caroline du Nord

Malin, roublard, certains historiens le soupçonnent même d’avoir délibérément fait couler le navire afin de s’emparer d’un précieux butin. C’est d’ailleurs, le trésor découvert avec l’épave qui a permis de faire le lien entre elle et Barbe Noire. Parmi les principaux artefacts découverts, les chercheurs ont identifiés, des poids d’apothicaire sur lesquels on peut voir de toutes petites fleurs de lys, qui fut le symbole de la royauté française du 18e siècle. Cela colle avec l’histoire car on sait que le Queen Annes Revenge portait le nom de Concorde et était un navire français, avant que le pirate ne s’en empare en 1717 forçant son chirurgien à rejoindre l’équipage des pirates, ce qui expliquerait les poids d’apothicaire retrouvés.

SPÉCULATIONS HISTORIQUES

Pour certains archéologues, la petite quantité d’or retrouvée avec l’épave aurait été dissimulé dans un canon par un membre d’équipage français afin que les pirates de Barbe Noire ne le découvre pas. Si cela semble plausible, cela reste encore à démontrer. En attendant d’en savoir plus sur cette épave, il vous reste à écouter l’entretien accordé à BTLV par Erick Surcouf, arrière-arrière-arrière petit-neveu du corsaire Français Robert Surcouf, chasseur de trésor lui-même. A découvrir ici  (réservé aux abonnés).

Bob Bellanca (rédaction btlv)

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À la Une

(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-22T13:33:51+02:0020 avril 2021|

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