30 novembre 2021 – Récemment, les 193 pays membres de l’UNESCO se sont mis d’accord sur les bases d’un d’un tout nouveau cadre concernant les technologies en lien avec l’intelligence artificielle. L’objectif des pays signataires est de fixer un cadre pour le développement de l’IA qui prend en compte les différentes problématiques relatives à l’éthique concernant cette innovation.

L’intelligence artificielle se développe très rapidement et prend de plus en plus d’importance dans notre société.  L’IA fascine par tout ce qu’elle peut déjà accomplir même elle inquiète aussi en raison des nombreuses craintes qu’elle soulève en matière d’éthique. L’idée de fixer un cadre éthique à L’IA n’est pas nouvelle déjà en 2015 un groupe de plusieurs centaines de chercheurs avait appelé à encadrer le développement des IA et plus récemment en  janvier 2021, c’est le parlement européen qui avait évoqué cette question. C’est donc dans ce contexte d’appel à une régularisation de l’IA que l’UNESCO est intervenue. C’est donc sous son égide que les 193 pays membres ont adopté le premier accord sur l’éthique de l’intelligence artificielle. Cet accord international porte le nom de recommandation sur l’éthique de l’IA. Il prend la forme d’un texte de 28 pages qui pose les bases du développement de ces technologies

UN ACCORD NÉCESSAIRE

Pour les signataires, l’enjeu principal avec ce traité qui encadre l’IA, c’est d’assurer de meilleures garanties pour les données personnelles des utilisateurs à travers le monde. Le communiqué officiel de l’UNESCO souligne d’ailleurs que cette technologie intervient dans un grand nombre de nos tâches quotidiennes, mais aussi dans la prise de décision des gouvernements et du secteur privé et doit donc être maîtrisé. En outre l’objectif de l’UNESCO avec ce traité l’UNESCO, est de concrétiser les avantages que l’IA apporte à la société tout en réduisant les risques qu’elle comporte. De fait, le texte interdit d’utiliser l’IA pour la surveillance de masse ou encore la notation sociale comme c’est déjà le cas dans certains pays comme la Chine. Pour Audrey Azoulay, directrice de l’UNESCO cet accord est une nécessité, car nous vivons dans un monde où l’IA est omniprésente, elle a d’ailleurs déclaré que ce texte visait “à aller au-delà de ce que les entreprises technologiques et les gouvernements font pour garantir aux individus une plus grande protection en assurant la transparence, la capacité d’agir et le contrôle de leurs données personnelles”. Ainsi avec cet accord de l’UNESCO devrait permettre de maîtriser a minima les dérives technologiques du monde de demain.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

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