21 janvier 2022 – Des débris spatiaux russes ont failli rentrer en collision avec un satellite chinois.

Le satellite russe détruit l’année dernière par Moscou n’a pas fini de faire parler de lui. En effet, il a frôlé mardi dernier le satellite scientifique chinois Tsinghua à « seulement 14,5 mètres », rapporte le Centre des débris spatiaux de l’agence chinoise (CNSA).

Mi-novembre, après une journée de silence, le ministère russe de la Défense avait finalement avoué avoir pulvérisé un vieux satellite de l’ère soviétique, le Kosmos-1408, lors d’un tir d’essai de missile.

Les États-Unis avaient immédiatement réagi. Selon eux, l’explosion avait généré un nuage de débris potentiellement dangereux pour la Station spatiale internationale (ISS) et ses occupants.

Les Chinois mènent un ambitieux programme spatial. Ils veulent lancer des satellites d’observations, de positionnement, à visée militaire ou civile et également envoyer des sondes vers la Lune ou encore Mars. Ils sont d’ailleurs les premiers à avoir récolté des données sur la face cachée de notre satellite naturel.

UN INCIDENT DANGEREUX

Liu Jing, un expert en débris spatiaux, a déclaré au Global Times qu’il était rare que des débris et des engins spatiaux ne soient distants que d’une dizaine de mètres. Cette fois la probabilité d’une collision était « très élevée ».

En effet, les autorités spatiales ont parlé d’incident « extrêmement dangereux ».

Cela fait suite au document adressé début décembre par Pékin au Bureau des affaires spatiales de l’ONU à Vienne. Pékin dénonçait une « grave menace » à la sécurité de ses astronautes après que les engins de l’entreprise américaine SpaceX aient failli entrer en collision avec la station spatiale chinoise. Cette dernière avait dû procéder à deux manœuvres d’évitement en juillet et octobre.

Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source AFP)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV