fbpx
x

Une exoplanète va se faire absorber par son étoile

25 novembre 2021 – Une immense planète a été découverte à 855 années-lumières de nous. Elle est si proche de son étoile qu’elle ne met que 16 heures pour en faire le tour.

Plus que quelques millions d’années à vivre… TOI-2109b, découverte le 13 mai 2020, est une planète observée par le télescope spatial Tess, qui recense les exoplanètes en transit. La méthode de transit permet aux scientifiques de déterminer si oui ou non une planète gravite autour d’une étoile. Ils étudient la variation de luminosité de l’astre, et lorsqu’elle diminue, cela signifie qu’un objet passe devant elle.

UNE ANNÉE… DE 16 HEURES

TOI-2109b est proche de son étoile… Très proche. Cette planète fait partie de ce qu’on appelle des “Jupiter ultra-chaudes”. Elle est cinq fois plus massive et 35% plus grande que Jupiter et n’est qu’à 2,5 millions de kilomètres de son soleil… Jamais on n’avait vu une géante gazeuse avec une orbite aussi courte. 

Comme pour notre Lune dont on ne voit jamais la face cachée, cette exoplanète montre toujours la même face à son étoile. Les scientifiques pensent qu’à sa surface éclairée, la température grimpe jusqu’à 3 500°C. C’est la deuxième planète la plus chaude jamais détectée.

UNE PLANÈTE CONDAMNÉE

Être aussi proche de son étoile n’est pas bon signe… Le corps céleste va vraisemblablement être englouti par son soleil dans quelques millions d’années (ce n’est rien à l’échelle cosmique). 

Les observateurs espèrent en savoir plus et comprendre comment une planète peut graviter d’aussi près autour d’une étoile. 

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

Des chercheurs peuvent désormais lire dans les pensées des méduses

3 décembre 2021 – Des biologistes de l’Institut technologique de Californie (Caltech) ont pu observer le réseau neuronal des méduses en rendant leurs neurones fluorescents. 

Comprendre les méduses pour mieux nous comprendre. Le cerveau humain a cent milliards de neurones, effectuant 100 000 milliards de connexions. Pour démêler cette usine à gaz complexe, la constitution, plus simple, de l’animal marin pourrait être une bonne piste.

Les méduses chassent, se déplacent, se nourrissent… Et n’ont pas de cerveau. Cette particularité intrigue les scientifiques qui cherchent à comprendre le fonctionnement de ce drôle d’animal. Comment peut-on faire tout ça sans ciboulot ?!

UN RÉSEAU DE NEURONES EN TOILE

En fait, cet animal marin dispose d’un réseau neuronal qu’il a développé il y a plus de 500 millions d’années qui a peu évolué. Ce circuit décentralisé semble être une bonne stratégie d’évolution, puisque les méduses ont traversé des centaines et des centaines de millions d’années. Le réseau épouse la forme de la méduse et les neurones sont répartis en différentes tranches circulaires. Les tentacules urticants de la méduse sont liés à une des tranches.

FAISONS BRILLER LES NEURONES !

Les scientifiques ont génétiquement modifié des méduses de l’espèce Clytia hemisphærica. Elles sont toutes petites, pas plus d’un centimètre à l’âge adulte, et peuvent être facilement observables au microscope. Les chercheurs ont fait en sorte que les neurones deviennent fluorescents lorsqu’ils sont actifs.

On peut voir, en temps réel, les neurones de la méduse s’activer. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Qu’avons-nous vu ? Eh bien, on a pu voir comment les neurones fonctionnaient entre eux. Les biologistes ont ainsi mis le doigt sur le neurone R. Fa+, qui est seulement dédié à un mouvement de pliage d’une partie de la méduse pour qu’elle puisse ramener la nourriture à sa bouche. En supprimant ce type de neurone, la bête ne pouvait plus manger.

Ici, la méduse replie une partie de son corps pour amener la nourriture à sa bouche. Crédits : Caltech et B. Weissbourd

Ainsi, on comprend que le fonctionnement neuronal est spatialisé : chaque type de neurones a sa fonction propre.

Sources : Caltech et Ulyces

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-11-25T16:29:18+01:0025 novembre 2021|

Actus susceptibles de vous intéresser