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UNESCO : un mandat pour travailler sur l’éthique en intelligence artificielle

22 novembre 2019 — Les États membres de l’Unesco ont décidé jeudi de mandater cette agence de l’ONU pour travailler à l’élaboration de normes éthiques en matière d’intelligence artificielle, a-t-on appris auprès de l’Unesco.

« Ce fut une décision à l’unanimité » de la part de pays aux positions très diverses sur ces questions, « c’est une belle journée ! », s’est-on félicité au Secrétariat de l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, après la décision des 193 pays membres.

L’Unesco va donc faire appel à des experts internationaux qui travailleront au cours des 18 prochains mois « au premier instrument normatif mondial » dans ce domaine.

À l’ouverture de la conférence générale de l’institution (12-27 novembre), sa directrice générale, Audrey Azoulay, avait plaidé pour « la construction d’une vision partagée des questions d’éthique liées à l’intelligence artificielle » qui « s’appuie sur le réseau d’experts » de l’Unesco et sa « légitimité politique ».

« L’intelligence artificielle dépasse le registre de l’innovation, c’est aussi une rupture anthropologique majeure qui nous place devant des choix éthiques », a-t-elle lancé en appelant la Conférence générale à « prendre une décision historique » en donnant ce mandat à l’Unesco.

Les experts vont donc réfléchir aux moyens d’encadrer le développement de l’IA par un certain nombre de grands principes, sans l’entraver pour autant.

Ils se pencheront sur tous les sujets qu’ils estimeront nécessaires, affirme-t-on à l’Unesco, liés par exemple à la diversité culturelle ou de genre, ou encore à la diffusion des savoirs et technologies, les pays en développement ne souhaitant pas rester en marge de cette révolution technologique.

Un des problèmes les plus souvent évoqués en matière d’IA sont les algorithmes discriminatoires, du fait des biais introduits par les humains.

L’IA est en effet basée sur l’apprentissage automatisé à partir de données insérées par le concepteur, que la machine analyse. Si cette matière première est biaisée, le résultat ne peut qu’en être faussé.

Rédaction btlv.fr (source AFP)

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RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-06-21T16:55:08+02:0022 novembre 2019|

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