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(UNIVERS) Des molécules organiques ont été trouvées aux abords de la Voie lactée

10 juin 2021 — Des chercheurs de l’Université de l’Arizona ont trouvé des molécules organiques dans des nébuleuses planétaires, dans les restes d’étoiles en fin de vie, et dans les confins de la Voie lactée. Ces régions étaient jusqu’à présent considérées comme trop froides et trop éloignées du centre de la galaxie pour créer de la matière organique.

Les nébuleuses planétaires sont des objets brillants qui se forment lorsque les étoiles d’un type particulier atteignent la fin de leur évolution. La plupart des étoiles de notre galaxie, y compris le Soleil, finissent ainsi leur vie. Lorsqu’une étoile s’éteint et devient une naine blanche, elle commence généralement à générer un rayonnement ultraviolet intense. Pendant longtemps, on a cru que ce rayonnement était capable de diviser en atomes toutes les molécules éjectées par une étoile mourante dans le milieu interstellaire.

RIEN NE SE PERD TOUT SE TRANSFORME

La détection de molécules organiques dans les nébuleuses planétaires montre qu’il n’en est rien. Les nouvelles observations présentées dans l’étude soutiennent également l’idée que les nébuleuses planétaires sont d’importantes sources de molécules, qui deviennent alors des matières premières pour la formation de nouvelles étoiles et planètes. On pense que les nébuleuses planétaires fournissent 90 % de la matière dans le milieu interstellaire et que les supernovas ajoutent les 10 % restants.

Les astronomes ont pu capturer l’emplacement des molécules organiques dans les nébuleuses planétaires avec des détails et une résolution spatiale élevée. En utilisant un réseau de réseaux d’antennes ALMA, les auteurs ont obtenu un spectre de signaux dans la gamme des ondes radio. Les scientifiques ont pu déterminer de manière fiable la présence de cyanure d’hydrogène (HCN), d’ion formyle (HCO +) et de monoxyde de carbone (CO) aux abords de la Voie lactée et dans les nébuleuses.

Trouver ces molécules au bord de la galaxie pourrait signifier que des réactions organiques peuvent encore avoir lieu à ses bords extérieurs. Cela signifie que la « zone habitable galactique » – la région dans laquelle les systèmes stellaires avec des planètes habitables peuvent se former – peut s’étendre beaucoup plus loin du centre de la galaxie qu’on ne le pense aujourd’hui.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ASTRONOMIE) Une étoile clignote au centre de notre galaxie

14 juin 2021 – A première vue, on pourrait penser que le phénomène n’a rien de véritablement inédit, et a déjà été répertorié à plusieurs reprises ; en effet, des étoiles dont la luminosité varie, cela existe et ce n’est plus tout à fait une nouveauté.

Pourtant une étoile en particulier, baptisée “VVV-WIT-08”, par les astronomes ne ressemble pas à ces premiers cas déjà recensés. Ce mystérieux astre à été repéré par des chercheurs de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, en étudiant les données enregistrées par le télescope Vista, de l’Observatoire européen austral (ESO), basé au Chili. D’ailleurs, ce télescope sert spécifiquement à observer près d’un milliard d’étoiles, dans le but d’y repérer d’éventuelles variations de luminosité. « Parfois, nous trouvons des étoiles variables qui n’entrent dans aucune catégorie établie. Nous les surnommons les objets “WIT” », explique, dans un communiqué, Philip Lucas qui est chercheur à l’Université d’Hertfordshire, au  Royaume-Uni.

Et pour cause, les astronomes ont observé la luminosité de l’étoile VVV-WIT-08 diminué de 97% pourcent ! Une quasi disparition, mais de courte durée, puisque quelques semaines plus tard, l’étoile réapparaissait, aussi brillante que d’habitude.

UNE NOUVELLE CLASSE D’ÉTOILES

Pour tenter d’expliquer cette perte de luminosité brutale et soudaine, de l’étoile VVV-WIT-08, les scientifiques ont étudié plusieurs pistes…

A partir de ces hypothèses, les scientifiques ont tout d’abord pensé qu’un objet sombre avait pu passer devant l’étoile, bloquant ainsi les rayons émis par VVV-WIT-08 ; une piste appuyée par le fait que l’astre se trouve dans une région assez dense de notre galaxie, au centre de la Voie lactée.

Une première théorie mise à l’écart par la suite, lorsque des simulations ont permis aux chercheurs de s’apercevoir qu’il faudrait que le nombre d’objets volants au sein de notre galaxie soit bien plus important, afin d’en arriver à un tel résultat.

Désormais, les scientifiques s’intéressent à une nouvelle, qu’ils jugent plus probable. Pour eux, VVV-WIT-08 appartient certainement à une nouvelle classe, parmi le système des étoiles binaires une nouvelle catégorie désormais désignés comme “géantes clignotantes”.

Selon les chercheurs ces nouvelles géantes clignotantes sont donc des étoiles géantes, en moyenne 100 fois plus grande que notre Soleil, mais qui malgré leurs tailles, se font tout de même éclipser de temps en temps, environ une fois sur plusieurs décennies, par un autre astre pour le moment indéterminé. Il pourrait aussi bien s’agir d’une seconde étoile, que d’une planète dont le disque opaque parviendrait à éclipser des géantes clignotantes, comme VVV-WIT-08.

Samuel Agutter (rédaction bltv.fr)

2021-06-10T14:43:25+02:0010 juin 2021|

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