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11 juillet 2018 : L’axe de rotation très penché de la planète gazeuse Uranus serait le fruit d’une collision cataclysmique avec un objet deux fois plus massif que la Terre durant la formation du système solaire.

Uranus est une étrange exception dans le Système solaire. Entourée de 13 anneaux et 27 satellites, c’est son inclinaison qui fait sa grande particularité : elle présente la particularité d’être complètement couchée, son axe de rotation forme ainsi un angle de 98° avec le plan de l’écliptique dans lequel orbitent les planètes. Un peu comme une toupie qui aurait basculé sur le côté et se mettrait à rouler sur sa tranche.

Des chercheurs de l’Université de Durham, co-signataires d’une étude publiée dans The Astrophysical Journal, avancent que leurs simulations conduisent à la conclusion que l’inclinaison de l’axe d’Uranus s’explique bien si la géante glacée a été percutée tangentiellement par un corps d’au moins deux fois la masse de la Terre il y a environ 4 milliards d’années.

«Nous avons étudié plus de 50 scénarios d’impacts pour voir si nous pouvions recréer les conditions expliquant l’évolution de la planète», explique le chercheur dans un communiqué. «Nos résultats montrent que le plus probable serait qu’Uranus ait été victime d’une collision cataclysmique dans sa jeunesse avec un objet deux fois plus massif que la Terre, si ce n’est plus, la frappant sur le côté et déclenchant les événements qui ont permis de façonner la planète telle que nous la voyons aujourd’hui.»

Un autre mystère concernant Uranus pourrait-être levé par la cinquantaine de simulations effectuées par les chercheurs de Durham, celui qui fait que contrairement aux autres planètes géantes gazeuses comme Jupiter ou Saturne, Uranus n’émet pas plus de chaleur qu’elle n’en reçoit du Soleil. Selon l’équipe de scientifiques, la collision aurait pu produire un nuage de débris si important qu’il aurait pu former une véritable coquille de pierre et de glace autour de ce qui restait d’Uranus. Cette coquille agirait comme un isolant et confinerait l’énergie émise par le noyau interne d’Uranus. Ce qui expliquerait les températures anormalement glaciales de son atmosphère (-216°C).

Rédaction BTLV (source The Astrophysical Journal)