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(UNIVERS) Les astronomes ont découvert un nouvel objet mystérieux dans le système solaire

12 octobre 2021 — Depuis sa découverte en 2017, le corps interstellaire Oumuamua reste un mystère pour la communauté astronomique.  D’abord pris pour une comète venue d’une autre étoile, puis pour un astéroïde, l’hypothèse de la comète est de nouveau privilégiée. Cependant, l’objet interstellaire n’a pas le comportement d’une comète venant de dégazer. Dans ce cas, si ce n’est ni un astéroïde, ni une comète, qu’est-ce que c’est ? Mais ce n’est pas le seul objet céleste qui pose question.  Les astronomes viennent  d’identifier identifier un objet rare dans le système solaire, il ressemble à la fois  à un astéroïde et à une comète, son origine est encore inconnue.

Surnommé 2005 QN173, l’objet orbite autour du soleil comme n’importe quel autre astéroïde, mais la plupart de ces objets sont des corps rocheux qui ne changent pas lorsqu’ils traversent le système solaire. Cependant, de nouvelles recherches montrent que ce n’est pas le cas avec QN173, qui a été vu pour la première fois en 2005.

Une image composite montre le passage de 2005 QN173  un astéroïde rare © NASA

Cet objet ressemble à une comète, à la surface de laquelle s’échappent de la poussière et des gaz en évaporation lorsqu’il se déplace. En conséquence, l’objet se déplace pourvu d’une longue queue. C’est une indication qu’il pourrait s’agir  d’une comète, mais généralement ces corps se déplacent sur des orbites elliptiques très allongées, puis se rapprochent du Soleil, puis s’en éloignent. Selon les scientifiques qui ont remarqué cette caractéristique étonnante, une telle découverte brouille les frontières entre deux types d’objets – les astéroïdes et les comètes.

Malgré ses caractéristiques de comète, l’orbite de l’objet est certainement similaire à celle d’un astéroïde : il orbite tranquillement autour du Soleil dans la partie externe de la ceinture d’astéroïdes, qui se situe entre Mars et Jupiter. Le QN173 effectue une révolution complète environ une fois tous les 5 ans.

En examinant les données recueillies à partir des observations du télescope ATLAS à Hawaï, les scientifiques ont remarqué cet été que l’objet avait développé une queue. Cette caractéristique s’est manifestée dans des observations supplémentaires faites par le télescope de l’observatoire Lowell en Arizona.

Dans ces observations, l’objet s’est éloigné du Soleil après avoir passé le périhélie (Le périhélie est le point de la trajectoire d’un objet céleste en orbite héliocentrique qui est le plus proche du Soleil.). Pendant ce temps, d’autres scientifiques ont examiné les observations de 2005 QN173 collectées par la caméra à énergie noire en juillet 2016, lorsque l’objet était au périhélie pour la dernière fois – et dans ces images, ils ont également remarqué une queue.

L’activité autour du périhélie correspond au profil de la comète : une augmentation de la chaleur solaire transforme la glace gelée en gaz – la sublimation se produit. Les comètes typiques passent la plupart de leur temps assez loin du Soleil pour apparaître comme des astéroïdes, mais à mesure qu’elles s’approchent d’une étoile, la chaleur fait fondre la glace, créant une queue.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-10-12T11:11:26+02:0012 octobre 2021|

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