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UNIVERS : l’étoile Bételgeuse est toujours bien pâle

15 février 2020 — Des astronomes ont réussi à capturer des images de l’étoile géante Bételgeuse, montrant que l’un des astres les plus brillants de la Voie lactée a considérablement perdu de sa luminosité ces derniers mois, selon un communiqué de l’Observatoire européen austral (ESO) publié vendredi.

Les images, prises grâce au Très grand télescope de l’ESO, un ensemble de quatre grands télescopes, permettent de visualiser la surface de cette « supergéante rouge » située dans la constellation d’Orion, montrant son pâlissement, ainsi qu’un changement apparent de sa forme.

L’étoile figurait parmi les 10 les plus brillantes de la galaxie, mais depuis la mi-novembre 2019, sa luminosité a chuté de manière drastique, ce qui a mis les astronomes en ébullition, et déclenché une vaste campagne d’observation.

Les images révélées ce vendredi ont pu être réalisées grâce à l’instrument SPHERE, installé sur le Très grand télescope (VLT) de l’ESO au Chili.

« On voit clairement que la luminosité de l’étoile a baissé sur la moitié de sa surface apparente », a expliqué à l’AFP Miguel  ontargès, astrophysicien à l’université KU Leuven, en Belgique.

« Il semble d’après ces images que la luminosité diminue encore, mais moins rapidement », a-t-il ajouté.

Le pâlissement soudain de l’étoile géante a mis les astronomes en ébullition. Plusieurs hypothèses sont avancées : il pourrait s’agir d’une éjection de gaz formant de la poussière et cachant le rayonnement ou … de l’agonie de Bételgeuse.

Ce dernier scénario se solderait par une explosion en supernova. S’il semble peu probable dans un avenir proche, il fait rêver les astronomes : l’astre en fin de vie n’ayant plus de « carburant » (issu de la fusion nucléaire), son coeur s’effondrerait sur lui-même et formerait une étoile à neutrons, un objet très compact qui crée une onde de choc disloquant complètement l’étoile, le tout en quelques heures seulement.

Mais « a priori, ce que l’on voit sur les images ne semble pas lié à une éventuelle explosion », selon Eric Lagadec (Observatoire de la Côte d’Azur).

Le changement de la forme de l’étoile serait selon lui lié « soit à un refroidissement, soit à de la poussière qui s’est formée près de l’étoile ».

Rédaction btlv.fr (source AFP)

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À la Une

STATION SPATIALE : encore une manœuvre pour éviter une collision avec un débris

23 septembre 2020 — Manœuvre délicate pour la Station spatiale internationale (ISS) afin d’éviter une possible collision avec un astéroïde.

On le sait depuis le début de la conquête spatiale, il y a des milliers de débris qui tournent autour de la terre et qui sont régulièrement répertoriés par la NASA et surveillés par une unité militaire

Cette année, il s’agissait de la troisième manœuvre de ce type, cela concernait une ancienne fusée japonaise.

De son côté, la NASA réclame des moyens supplémentaires pour surveiller des débris qui deviennent de plus en plus dangereux pour l’ISS.

Cette fois, le débris serait passé très près à 1,39 kilomètre de l’ISS, selon la NASA, mais il a été décidé d’élever l’orbite de la station par précaution. C’est une capsule cargo russe (Progress), amarrée à la station, qui a poussé l’ISS un peu plus haut en allumant ses propulseurs, pendant 2 minutes et demie, l’opération étant contrôlée en coopération entre les salles de contrôle russe et américaine.

DES ASTRONAUTES RÉFUGIÉS DANS LA CAPSULE SOYOUZ

Selon l’astronome Jonathan McDowell, l’objet menaçant était un débris provenant d’un étage d’une fusée japonaise lancée en 2018, et qui s’est désintégrée en 77 morceaux en février 2019.

Les membres d’équipage, deux Russes et un Américain, ont dû temporairement se placer dans la partie russe de l’ISS, afin de pouvoir évacuer en urgence avec la capsule Soyouz en cas de danger, ce qui n’a finalement pas été nécessaire (dans un premier communiqué, la NASA avait indiqué que les astronautes entreraient dans le vaisseau).

L’ISS était à environ 421 km au-dessus des océans avant l’opération, et à 435 km après. Elle file à environ 27 500 km/h: à cette vitesse, même un petit objet peut gravement endommager voire détruire un panneau solaire ou un autre élément.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

2020-06-21T17:24:48+02:0015 février 2020|

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