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(UNIVERS) Un arc de galaxies long de 3 milliards d’années-lumière a déconcerté les cosmologistes

14 juin 2021 — Notre Univers est toujours aussi mystérieux et surprenant pour nos astronomes. Les dernières observations de milliers de galaxies faites avec le télescope Sloan Digital Sky Survey (photo) ont révélé un arc géant de galaxies (environ 50) qui s’étend sur 3,3 milliards d’années-lumière. Cette découverte contredit la théorie de leur distribution uniforme des galaxies dans l’Univers.

L’arc géant des galaxies s’étend sur plus de 3 milliards d’années-lumière, et fait environ 3,5% de l’univers observable. Cela remet en question l’un des principes fondamentaux de la cosmologie selon laquelle la matière dans l’univers est uniformément répartie où que vous regardiez.

« Cela bouleverserait la cosmologie », a déclaré Alexia Lopez de l’Université du Lancashire central (Royaume-Uni) lors d’une conférence de presse de l’American Astronomical Society. « Notre modèle standard, c’est un euphémisme, une sorte de fléchissement. »

L’arc  de galaxies est visible au centre de l’image. © Alexia Lopez/Jeremiah Horrock

La chercheuse a repéré l’arc en étudiant la lumière d’environ 40 000 quasars (des galaxies lointaines dotées d’un noyau actif très brillant). En effet, cet arc n’est pas réellement visible dans le ciel nocturne. S’il l’était, il serait aussi long que 20 pleines lunes côte à côte. Elle a donc cherché des signes indiquant que la lumière des galaxies avait été absorbée en passant à travers du magnésium ionisé, montrant ainsi qu’elle avait traversé un nuage de gaz entourant la galaxie en question, situé entre le quasar et la Terre. La probabilité qu’il s’agisse d’un accident statistique est inférieure à 0,00003%.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Starliner, la capsule spatiale de Boeing s’apprête à voler vers l’ISS

01 août 2021 – Si tout se passe comme prévu, la capsule CST-100 Starliner de Boeing devrait être lancée le 3 août 2021 pour un deuxième vol d’essai sans équipage. Un vol de la plus haute importance puisqu’il précède l’échec de son premier vol, en décembre 2019.

Alors que tout récemment le module russe Nauka avait rejoint l’ISS c’est un modèle américain cette fois qui s’apprête à rejoindre la station spatiale internationale. Ce vol était initialement prévu pour le 30 juillet 2021, mais ce deuxième vol d’essai du CST-100 Starliner, destiné aux vols habités vers la station spatiale internationale a été repoussé au 3 août. Créé par Boeing pour la Nasa, ce vaisseau commercial sera mis en orbite par le lanceur Atlas 5 de la base de Cap Canaveral, en Floride. Ce deuxième vol-test intervient plus d’un an et demi après l’échec, en décembre 2019, du premier vol lié à des défauts de logiciels de bord et de système de communication du vaisseau. Boeing a alors proposé à la Nasa de réaliser un autre vol d’essai sans équipage à ses frais.

UN VOL À FORT ENJEU

Suite à l’échec de la première tentative en 2019, Boeing s’est retrouvé fortement distancé par son rival Space X dans le domaine du transport d’astronautes. En effet depuis 2019, la société Space X a réussi ses essais, mais surtout, elle a lancé 3 équipages d’astronautes vers l’ISS. Ce vol est également important de par le coût financier qu’il représenterait surtout en cas d’échec. À titre d’exemple, l’échec de 2019 avait coûté à l’entreprise près de 410 millions de dollars. Ce vol a d’ailleurs fait l’objet d’une surveillance active de la part de la NASA qui au cours d’une enquête a localisé un total de 80 corrections nécessaires pour la préparation du Starliner. Enfin, un succès permettrait à Starliner de débuter les vols habités ce qui constitue une nouvelle étape cruciale pour le Starliner de Boeing.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-06-14T15:03:34+02:0014 juin 2021|

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