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USA : une mystérieuse paralysie infantile ressurgie tous les deux ans

5 août 2020 – Une mystérieuse maladie qui paralyse les enfants ressurgie à peu près tous les deux ans depuis 2014. Si les médecins ignorent toujours ce qui la cause, la piste du virus est privilégiée.

On la nomme « paralysie flasque aiguë ». Un nom peu attractif pour une maladie neurologique qui l’est encore moins. Elle revient tous les deux ans, touchant principalement les enfants et sa cause reste à ce jour inconnue.

NOUVEAU PIC EN 2020

En pleine pandémie de Covid-19, le CDC (Centre de Contrôle des Maladies aux USA) alerte que l’année 2020 sera très probablement celle d’un nouveau pic de la maladie neuronale.

Le centre ajoute qu’il s’agit d’une maladie très grave qui nécessite une attention médicale immédiate et des soins médicaux dans les plus brefs délais.

Les pics de la maladie se produisent tous les deux ans entre le mois d’Août et de Novembre. Elle demeure cependant rare, puisqu’en 2018 le nombre de patients diagnostiqués, dont l’âge moyen est de cinq ans, était de 238.

DES SÉQUELLES À VIE

Les médecins expliquent que chez les enfants (et même les adultes) atteints par la maladie, les séquelles qui en découlent perdureront toute leur vie. Thomas Clark, pédiatre et directeur adjoint aux maladies virales du CDC, parle même de handicap à vie.

Les symptômes annonciateurs de la maladie ressemblent malheureusement à ceux de la Covid-19 comme à ceux de la grippe, dans les premiers temps seulement. Fièvre, gêne respiratoire, faiblesse des membres et douleurs dans le dos et le cou, le tout débouchant sur une paralysie à vie qui peut également déboucher sur de graves complications respiratoires qui nécessitent l’utilisation d’un respirateur artificiel.

Des recherches sont en cours pour identifier la cause de la maladie et les soupçons se portent sur un entérovirus en particulier, le D68, qui a été détecté chez plusieurs patients.

Margaux Naudin (Rédaction btlv.fr)

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RETOUR SUR LA LUNE : les rayons cosmiques sont très dangereux pour la santé des astronautes !

26 septembre 2020 — La sonde chinoise qui a aluni en 2019 a permis de répondre à une question laissée de côté par les missions Apollo: le niveau exact de rayonnements sur la Lune, une donnée essentielle alors que la NASA veut y envoyer cette décennie des astronautes pendant des périodes prolongées.

Une équipe de chercheurs chinois et allemands a publié vendredi dans la revue Science Advances les résultats de l’expérience menée par l’alunisseur Chang’e-4, et qui a enregistré chaque jour les rayonnements reçus à la surface. Résultat: leur niveau est 2,6 fois supérieur à celui reçu par les habitants de la Station spatiale internationale (ISS).

« Le rayonnement sur la Lune est entre deux et trois plus fort que sur l’ISS », dit  Robert Wimmer-Schweingruber, astrophysicien à l’université de Kiel et coauteur de l’étude. « Cela limite la durée de séjour sur la Lune à environ deux mois », dit-il de façon conservatrice, en précisant que cela prenait en compte la semaine de voyage entre la Terre et la Lune et le retour.

Les rayons, cosmiques et solaires, peuvent causer à certaines doses des dommages à long terme allant du cancer à la cataracte et aux maladies neurodégénératives.

La mesure se fait avec l’unité sievert, qui quantifie le rayonnement absorbé par les tissus humains.

Sur la Lune, le rayonnement est de 1,369 microsievert par jour, soit 2,6 fois la dose quotidienne à bord de l’ISS, où les équipages restent en général six mois mais où quelques uns sont restés un an ou plus. Le rayonnement est moindre à l’intérieur de la station car celle-ci est partiellement protégée des rayons cosmiques par la magnétosphère de la Terre.

Sur Terre, nous sommes encore plus protégés par l’atmosphère, mais cette protection s’amoindrit avec l’altitude.

« Le niveau de rayonnements mesuré sur la Lune est environ 200 fois supérieur à celui observé sur le sol terrestre, et 5 à 10 fois supérieur à celui d’un vol entre New York et Francfort », ajoute Robert Wimmer-Schweingruber.

La Nasa veut retourner sur la Lune en 2024 pour la première fois depuis 1972, et construire ensuite une infrastructure pour y envoyer régulièrement des astronautes, comme une répétition générale à l’envoi du premier humain sur Mars.

Pour une période plus longue que deux mois sur la Lune, le professeur Wimmer-Schweingruber suggère de construire des habitats protégés des rayonnements par un revêtement de 80 centimètres d’épaisseur de sol lunaire.

rédaction btlv.fr 

2020-08-05T22:56:54+02:005 août 2020|

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