fbpx

VIE EXTRATERRESTRE: la découverte de phosphine est « l’événement le plus important » dans la recherche de la vie dans l’espace (chef de la NASA)

15 septembre 2020 — Depuis des décennies on cherchait des traces de vie sur Mars, et bien c’est du côté de Vénus que les premiers signes de vie extraterrestre sont peut-être décelés.

C’est la NASA qui vient de l’annoncer qualifié par son chef Jim Bridenstined’ »événement le plus important » dans la recherche de vie extraterrestre.

Cette découverte a été publiée dans la revue Nature Astronomy : c’est la première fois que l’on découvre ce composé dans l’une des quatre planètes telluriques de notre système solaire, « la Terre mise à part », selon Jane S. Greaves, professeure d’astronomie et autrice principale de l’article.

ON A TROUVÉ DE LA PHOSPHINE

Cet élément essentiel à la vie telle que l’on connait sur Terre est un composé inorganique du phosphore et de l’hydrogène de formule PH3.

Elle a été détectée par l’observation de l’atmosphère vénusienne à l’aide de deux radiotélescopes. Elle « pourrait provenir de processus inconnus de photochimie ou géochimie, ou, par analogie avec la production biologique de phosphine sur Terre, grâce à la présence de vie », explique l’étude.

La présence de phosphine, un composé hautement toxique, ne dépareille pas dans l’atmosphère infernale de la deuxième planète la plus proche du soleil. Connue aussi sous le nom d’étoile du Berger, son atmosphère de gaz carbonique, à 97 %, baigne dans une température de surface autour de 470 °C avec une pression plus de 90 fois plus grande que la nôtre.

Mais c’est dans l’épaisse couche de nuages hyper acides, nappant la planète jusqu’autour de 60 km d’altitude, que l’équipe de Jane Greaves suppose que les molécules de phosphine peuvent se trouver.

VÉNUS, UNE NOUVELLE PRIORITÉ

« Il est temps de donner la priorité à Vénus », a déclaré le patron de la NASA, alors que les missions de recherches de vie passée se concentrent aujourd’hui sur Mars, assaillie de sondes et de robots américains et autres.

Pour le professeur Alan Duffy, astronome à l’Université de Swinburne en Australie, la découverte est « l’un des signes les plus excitants que j’ai jamais vus de la présence possible de vie en dehors de la Terre ».

François Deymier (rédaction btlv.fr)

Pas encore abonné ?
Rejoindre BTLV

À la Une

(SCIENCE) Notre tête révèle un organe inconnu jusqu’à ce jour

21 octobre 2020 — Publiée dans la revue Radiotherapy and oncology, une étude révèle l’existence d’un nouvel organe niché dans le nasopharynx humain. Un ensemble de glandes salivaires bilatérales. Jusqu’à il y a trois ans, les scientifiques pensaient que le corps humain contenait 78 organes. Depuis ils ont revu à la hausse le nombre de ses derniers en y rajoutant notamment le mésentère qui relie l’intestin aux parois abdominales. Cette fois, il va falloir également compter avec de nouvelles glandes salivaires. C’est une équipe de chercheurs néerlandais qui a fait cette

découverte anatomique. Niché à l’arrière du nasopharynx, ce nouvel ensemble de glandes salivaires a été découvert lors d’examens menés avec un PSMA sur des patients souffrant d’un cancer de la prostate. C’est grâce aux injections de glucose radioactif lors du scan que l’organe fut découvert.

Crédit photo : Institut néerlandais du cancer

ON A TOUS LES GLANDES

Notre corps est équipé de glandes salivaires dites « majeures » (ndld : les glandes parotides, sous-maxillaires et sublinguales) mais aussi de près d’un millier de glandes salivaires supplémentaires dites “mineures”. Minuscules, celles-ci sont nichées dans le tractus aérodigestif et dans toute la zone buccale, ce qui n’est pas le cas de ce nouvel organe qui appartiendrait aux glandes dites « majeures ». Placées précisément derrière le nez et au-dessus du palais, ces glandes se trouvent près du centre de notre tête. La question que beaucoup se posent est légitime : comment sommes-nous passés à côté depuis l’avènement de la radiographie ? Les spécialistes avancent que cette zone n’est pas très accessible. Pour certains, seules les nouvelles techniques d’imagerie PSMA-PET / CT peuvent le permettre.

Sur BTLV, on se demande souvent s’il existe un grand architecte à l’espèce humaine et il est certain que si la question est longtemps posée, une chose est sure, le corps humain est vraiment la plus belle machine qu’il a inventée…

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2020-09-15T12:25:27+02:0015 septembre 2020|

Sujets susceptibles de vous intéresser