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13 juin 2018 : Une équipe de chercheurs de l’Université de Cambridge a mis au point des drones de surveillance capables de reconnaître les « actions violentes ».

Le drone est-il en train de devenir un objet indispensable ? Parfois utilisé à des fins un peu étranges, comme lors de ce défilé de mode en Arabie Saoudite où ceux-ci remplaçaient carrément les mannequins (lire l’article ici), une équipe de chercheurs de Cambridge vient de créer « Eye in the Sky », une nouvelle sorte de drones autonomes de surveillance capables de repérer des comportements violents dans une foule.

Basé sur une technologie d’Intelligence artificielle appelée « deep learning », un algorithme entraîné se charge de repérer les comportements violents et de les faire correspondre avec des situations préalablement établies. D’abord, le drone repère les personnes concernées par l’altercation. Ensuite, il observe les positions corporelles et repère des actes violents. Les chercheurs expliquent que ces derniers sont au nombre de cinq : les coups de pied, les coups de poing, l’étranglement, les tirs (avec une arme à feu) et les coups de couteau.

MIEUX IDENTIFIER LES INDIVIDUS DANGEREUX ?

« Le système pourrait potentiellement être utilisé pour identifier et suivre les individus que le gouvernement considère comme violents ou potentiellement dangereux », a expliqué Amarjot Singh, doctorant à l’Université de Cambridge au journal britannique The Register, évoquant au passage l’attentat à la bombe qui a eu lieu à la Manchester Arena l’an dernier, lors de la sortie du concert de la chanteuse Ariana Grande. Selon lui, une caméra de surveillance équipée d’un tel système aurait pu remarquer les comportements suspects dans la foule.

Néanmoins, ce nouveau système de surveillance ne semble pas encore parfaitement au point techniquement, et pose de nombreuses questions éthiques, notamment en ce qui concerne la régulation de son utilisation.

Thibault Girardet (rédaction BTLV/Source The Register)