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(ZOOLOGIE) Comme les salamandres, les requins-baleine peuvent faire repousser leurs nageoires

30 avril 2021 — Certains animaux gravement blessés peuvent avoir du mal à survivre, tandis que d’autres, comme les tritons et les salamandres, possèdent une capacité exceptionnelle de régénérer les tissus endommagés. Une nouvelle étude a montré que les requins-baleines peuvent se remettre de blessures à un rythme très rapide, même si cela touche des nageoires dorsales partiellement amputées. Jusqu’à maintenant, aucun scientifique n’avait soupçonné cette capacité exceptionnelle.

Les requins-baleines sont les plus gros poissons du monde, et ils fascinent  beaucoup les touristes et les passionnés de la vie marine. Les auteurs de la nouvelle étude parue dans la revue Conservation Physiology soulignent comment leur popularité entraîne un risque accru de collision avec les bateaux de nombreux touristes qui cherchent à voir ces animaux dans leur milieu naturel.

Une équipe de chercheurs de l’Université de Southampton a analysé des photographies de requins- baleines qui évoluaient dans deux régions de l’océan Indien prises par d’autres scientifiques et des touristes. Parce que les animaux ont des taches et des motifs uniques sur leur peau, les biologistes peuvent observer les individus et les suivre et observer comment ils guérissent des blessures et cicatrisent à la suite d’une collision avec un bateau.

«En utilisant une nouvelle méthode, nous avons pu déterminer que les requins-baleines peuvent guérir de blessures très graves en quelques semaines ou quelques mois», explique l’une des auteures Freya Womersley. « Cela signifie que nous avons maintenant une meilleure compréhension de la dynamique des blessures et de la guérison, ce qui contribuera à leur préservation. »

En observant les animaux, l’équipe a également découvert quelque chose de vraiment intéressant: le requin-baleine a fait pousser une nageoire dorsale partiellement déchirée. L’équipe pense que c’est la première fois qu’un tel comportement est scientifiquement documenté chez un requin-baleine. Fait intéressant, les chercheurs ont également trouvé des preuves que les motifs uniques sur la peau ne disparaissent pas après une blessure, de nouvelles taches apparaissant au-dessus de tissus précédemment abimés.

Bien que les résultats de l’étude montrent que les requins-baleines peuvent être plus résistants aux impacts et aux blessures que nous le pensions, l’équipe note que de tels incidents peuvent avoir d’autres conséquences négatives à long terme qui ne peuvent pas être révélées par des photographies. Cela peut inclure des changements dans le comportement alimentaire ou une diminution des niveaux de forme physique.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-04-30T11:21:42+02:0030 avril 2021|

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