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(CRYPTOZOOLOGIE) Découverte d’une nouvelle espèce de « crapaud citrouille » venimeux au Brésil

3 mai 2021 — Des scientifiques du Brésil ont découvert une nouvelle espèce de crapaud venimeux du genre Brachycephalus. Auparavant, l’espèce passait inaperçue en raison de sa forte ressemblance avec une autre espèce très proche en apparence. Cette ressemblance rend extrêmement difficile le travail d’identification des nouvelles espèces pour  les scientifiques.

Selon une étude publiée dans la revue PLOS ONE ,  cette espèce nouvellement découverte avait été précédemment classée comme une espèce de crapaud citrouille, Brachycephalus ephippium , qui vit à Sao Paulo. Cependant, une recherche plus approfondie a révélé que le nouveau spécimen a une tête plus ronde et un coassement unique.

© Edelcio Muscat

Tous les crapauds citrouilles ne se ressemblent pas, mais ils sont beaucoup plus petits, voir minuscules par rapport aux crapauds et grenouilles communs. La longueur du corps du plus petit représentant est inférieure à un centimètre. Tous les crapauds citrouilles sont orange / jaune (d’où leur nom).

Tous les crapauds citrouilles sont très proches les uns des autres et présentent plusieurs variations génétiques, ce qui rend encore plus clairs que des espèces uniques peuvent passer inaperçues aux yeux des scientifiques. Pour isoler une nouvelle espèce, les chercheurs ont utilisé des analyses génétiques et anatomiques pour documenter et comparer des spécimens vivants et morts. Le coassement unique du crapaud était également déterminant pour le distinguer de  Brachycephalus ephippium . La nouvelle espèce a été nommée Brachycephalus rotenbergae .

Les scientifiques ne savent toujours pas grand-chose des crapauds citrouilles. Il y a plusieurs années, les chercheurs ont découvert que les structures osseuses de certaines espèces émettent une fluorescence dans la lumière ultraviolette. Mais, comme c’est le cas avec de nombreux animaux fluorescents, on ne sait toujours pas à quoi cela peut leur servir.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Dernier test réussi pour le télescope spatial James Webb avant son lancement en octobre

12 mai 2021 — Les astrophysiciens du monde entier en attendent beaucoup. Le télescope James Webb, nait d’un partenariat entre la NASA, l’ESA et l’Agence spatiale canadienne, devrait permettre d’en savoir plus sur la vie dans l’univers. Lancé depuis la Guyane en octobre 2021 pour aller observer les confins de l’univers, James Webb a passé un dernier test décisif en déployant avec succès son miroir pour la dernière fois sur Terre, a annoncé la NASA mardi. Un recherche importante car comme le disait l’astrophysicien Stephane Mazevet lors de son ITW mis en ligne aujourd’hui sur btlv.fr  : « avec les moyens actuels il n’est pas possible d’aller beaucoup plus loin dans l’investigation, James Webb devrait changer la donne ».

UN MIROIR IMPOSANT

Avec un diamètre de 6,5 mètres difficile à caser dans une fusée, les ingénieurs ont dû imaginer un système qui lui permette de se déplier comme un origami. Une manœuvre réalisée encore une fois hier sur le plancher des vaches. Un test qui devait être obligatoirement réussi car la prochaine fois qu’il se dépliera ce sera dans l’espace. Lancé de la Guyane via le fusée Ariane V, le télescope sera placé en orbite autour du Soleil, à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Pour Scott Willoughby, de Northrop Grumman, le fabricant principal de James Webb : « C’est comme construire une montre suisse de 12 mètres de haut, 25 de long et 12 de large, et la préparer pour un voyage dans le vide, par -240°C ». Un lancement important car James Webb a des possibilités bien supérieures à Hubble, un autre télescope spatial, lancé en 1990 et qui opère toujours, en tournant autour de la terre à 600 km.

Le Télescope Hubble en orbite autour de la Terre depuis le 24 avril 1990

Pour Klaus Pontoppidan, du Space Telescope Science Institute de la NASA : « Webb n’a pas seulement été construit pour faire ce que fait Hubble en mieux, Il a été construit pour répondre à des questions sur le cosmos et ses origines auxquelles nous ne pouvons pas répondre autrement ».

UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Des scientifiques de 44 pays, ont soumis plus de 1.000 projets au total, dont un peu moins de 300 ont été retenus par un comité dédié. C’est ce qui a permis d’établir le programme d’observation pour la première année d’activité du télescope. Parmi les travaux qui lui seront demandés : l’observation d’exoplanètes au-delà de notre système solaire dont le télescope pourra analyser la composition de l’atmosphère, en quête d’eau ou de CO2 : « En d’autres termes, explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie » , a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la NASA. Une mission capitale, car comme le rappelle Stephane Mazevet, ancien directeur du laboratoire de recherche de Paris dans l’entretien qu’il nous a accordé : « Pour le moment, nous n’avons pas trouvé d’eau sur les exoplanètes de notre système solaire que nous avons étudié ». Avec les capacités de James Webb, il sera plus facile de la trouver : « James Webb va explorer les atmosphères de mondes qui pourraient abriter la vie », a déclaré Eric Smith, le responsable scientifique du projet pour la Nasa avant de rajouter : « Il explorera toutes les phases de notre histoire cosmique ». La communauté scientifique croise les doigts quant à son lancement qui a déjà été repoussé de nombreuses fois en raison d’innombrables problèmes de développement qui ont conduit à une explosion de son coût: environ 10 milliards de dollars.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr)

2021-05-03T16:11:47+02:003 mai 2021|

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