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(ZOOLOGIE) Des cornes de rhinocéros radioactives pour dissuader les braconniers

15 septembre 2021 — Des scientifiques sud-africains envisagent d’injecter des matières radioactives dans les cornes des rhinocéros pour décourager  le braconnage et faciliter la détection de la contrebande aux postes frontières.

Les braconniers ont tué au moins 249 rhinocéros en Afrique du Sud au cours des six premiers mois de l’année – 83 de plus qu’au cours du premier semestre 2020. Leurs cornes sont ensuite exportées illégalement en Asie, où elles sont très prisées à des fins traditionnelles et médicinales.

L’injection d’une petite quantité de matériau radioactif dans les cornes de rhinocéros pourrait permettre de les détecter plus facilement sur les marchés de contrebande, a affirmé James Larkin, chercheur à l’Université de Witwatersrand, lors d’un séminaire en ligne organisé par l’Association nucléaire mondiale.

Selon son étude, le physicien nucléaire James Larkin de l’Université de Witwatersrand, en Afrique du Sud, a déclaré que plus de 11 000 détecteurs de rayonnement sont  installés dans les ports et les aéroports du monde entier. De plus, les gardes-frontières disposent souvent de détecteurs de rayonnement portables pour détecter la contrebande.

Les rhinocéros étaient au bord de l’extinction dans les années 60, la population de rhinocéros était d’au moins 100 000 individus selon les estimations de l’ONU, mais à la suite du braconnage, leur nombre a diminué à 2 400 individus. Grâce à des mesures de protection, on estime leur nombre à 25 000 aujourd’hui.

Deux rhinocéros ont déjà reçu une injection d’un isotope non radioactif afin de s’assurer que le matériau ne se propage pas dans leur corps et ne cause pas de problèmes de santé aux animaux ou aux humains.

La modélisation informatique permettra ensuite de déterminer la dose appropriée pour les rhinocéros. Un modèle de tête de rhinocéros sera construit à l’aide d’une imprimante 3D pour tester les doses avant que l’essai ne puisse se faire sur de vrais rhinocéros.

Le programme, appelé « The Rhisotope Project », bénéficie du soutien du groupe russe Rosatom, ainsi que de chercheurs basés aux États-Unis et en Australie.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(CLIMAT) Un seul pays au monde semble en mesure de réaliser ses objectifs climatiques

21 septembre 2021 –  Pour de nombreux pays dans le monde la réalisation d’un certain nombre d’objectifs climatiques constitue un véritable défi. À un tel point que pour le moment un seul pays dans le monde semble en bonne voie pour réaliser ses objectifs. Il s’agit de la Gambie.

La Gambie est pour le moment le seul pays au monde à avoir obtenu une note climatique globale compatible avec les objectifs fixés par l’Accord de Paris. Pour rappel, il s’agit d’un traité international sur le réchauffement climatique adopté en 2015 qui est censé unifier toutes les nations dans une cause commune pour lutter contre le changement climatique. En effet, selon une étude du Climate Action Tracker a examiné l’Europe et 36 autres nations qui prend en compte de nombreux facteurs, comme les politiques climatiques nationales, les mesures et l’utilisation des terres, le soutien financier international et les objectifs climatiques fixés par ces pays. La Gambie semble pour le moment le seul pays en mesure de réaliser ses objectifs climatiques.

LA GAMBIE, UN EXEMPLE À SUIVRE

Selon l’étude, la Gambie n’est pas le seul pays en mesure de réaliser ses objectifs climatiques, d’autres pays comme le Costa Rica, le Maroc, l’Éthiopie ou le Royaume-Uni s’en rapproche, mais sont loin d’être au même niveau. La Gambie peut être considérée comme un exemple à suivre en raison des nombreuses actions qu’elle a mise en place pour le climat. Tout d’abord, le pays mise majoritairement sur les énergies renouvelables et dispose de l’une des plus grande installations solaires d’Afrique de l’Ouest. Le gouvernement gambien est également parvenu à restaurer 10 000 hectares de forêts, de mangroves et de savanes. Enfin, la Gambie s’est également engagée à limiter l’utilisation abusive des ressources forestières, il convertit également les terres agricoles inondées en rizières sèches. Ainsi, la Gambie semble sur le point de devenir un symbole pour tous les pays luttant pour la sauvegarde de notre planète.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-15T15:01:22+02:0015 septembre 2021|

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