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(ZOOLOGIE) Les chimpanzés développent de mystérieux rituels

26 mai 2021 — Après 12 ans d’observation de chimpanzés, des scientifiques ont découvert une caractéristique intéressante chez ces primates. Il s’est avéré qu’au sein des groupes sociaux, ils créent des gestes spéciaux semblables à des «poignées de main secrètes».

Chaque étude des chimpanzés montre à quel point ces animaux nous ressemblent.

Edwin van Leuven, un expert en comportement animal à l’Université d’Anvers, a étudié des dizaines de chimpanzés qui vivent au Chimfunshi Zambian Wildlife Refuge. Depuis plus de 10 ans, le scientifique constate que les animaux utilisent des gestes répétitifs spécifiques à chaque groupe.

Ce geste est connu sous le nom de poignée de main de toilettage. Les singe étendent une main au-dessus de leurs têtes et ensuite joignent leurs mains à leur congénère en les frottant l’une contre l’autre. Au fil des ans, l’auteur de l’étude a constaté que ces poignées de main peuvent être exprimées différemment au sein des groupes. Edwin van Leuven a également remarqué que les  femelles sont beaucoup plus susceptibles de saisir les paumes de l’autre, tandis que les mâles préfèrent s’agripper à leurs poignets.

L’auteur de cette étude suggère que cela montre la capacité des chimpanzés à préserver les traditions transmises de génération en génération. Ce comportement ne peut pas être expliqué par des facteurs génétiques ou environnementaux, car si tel était le cas, les poignées de main dans différents groupes seraient identiques. Les méthodes de capture et leur fréquence seraient «normalisées».

Après avoir observé le comportement des chimpanzés pendant plus de 10 ans, le scientifique  a noté que pour lui ses découvertes ne sont pas du tout surprenantes, car chaque animal a ses propres traits de personnalité. «Comme les gens, ils ont leurs propres manières de se comporter. Qu’il s’agisse de jouer, de manger ou de prendre soin d’eux même », a-t-il déclaré. «Certains chimpanzés sont très sérieux, surveillant toujours l’atmosphère de leur groupe. D’autres sont plus légers et plus ludiques dans leurs interactions, même avec des personnes «de haut rang» de leur groupe.  » C’est pourquoi les traditions au sein du groupe seront maintenues par les animaux de différentes manières.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-05-26T13:31:09+02:0026 mai 2021|

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