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(ZOOLOGIE) Les scientifiques ont montré que les chimpanzés ne sont pas encore entrés dans l’âge de pierre

21 juillet 2021 — Malin comme un singe, ce n’est peut-être pas si vrai que cela ! Les chercheurs ont décidé de découvrir si les chimpanzés peuvent apprendre à fabriquer des outils en pierre sans leur montrer le processus. Il s’est avéré que cette espèce de primates n’a pas pour le moment  une telle capacité – en d’autres termes, ils ne sont pas encore suffisamment développés pour entrer dans leur âge de pierre. L’étude a été publiée dans la revue Open Research Europe.

LHUMANITÉ ET L’ÂGE DE PIERRE

Nos lointains ancêtres ont commencé à créer des outils en pierre tranchants il y a au moins 2,6 millions d’années  au début de l’âge de pierre. Les outils se sont progressivement améliorés et ont finalement aidé l’homme à devenir l’espèce dominante sur la planète. Mais aujourd’hui, d’autres espèces de primates vivent à nos côtés – peuvent-ils créer des outils en pierre et les utiliser à leurs propres fins ?

Un groupe de chercheurs de l’Université de Tübingen et de l’Institut  Max Planck  voulait savoir si les chimpanzés – l’un des plus proches parents vivants de l’homme – ont la capacité de créer indépendamment des outils à partir de la pierre. Les scientifiques ont déjà montré que les grands singes sont capables de cela, s’ils sont préalablement entraînés.

Le déroulé de l’expérience

COPIER NEST PAS CRÉER

Dans de nouvelles expériences, des chimpanzés non entraînés ont reçu deux récipients scellés différents de nourriture visibles à travers du plexiglas. Il n’était possible de l’atteindre qu’à l’aide d’outils de pierre tranchants. Les animaux ont reçu plusieurs pierres – l’une devait devenir un outil, tandis que d’autres étaient destinées à l’aiguiser. Contrairement à toutes les études précédentes, les singes cobayes n’ont pas eu la possibilité d’apprendre à fabriquer de tels instruments par l’observation.

Mais malgré le fait que les chimpanzés ont montré de l’intérêt pour le conteneur et ont essayé par tous les moyens d’en tirer de la nourriture, ils n’ont pas utilisé de pierres pour créer des outils. En conséquence, les auteurs sont arrivés à la conclusion que ces singes n’ont pas la capacité spontanée de produire de tels instruments. Peut-être pourraient-ils apprendre à les fabriquer s’ils espionnaient des personnes, car créer des objets par eux-mêmes nécessite des compétences complètement différentes que de copier les activités des autres.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) Starliner, la capsule spatiale de Boeing s’apprête à voler vers l’ISS

01 août 2021 – Si tout se passe comme prévu, la capsule CST-100 Starliner de Boeing devrait être lancée le 3 août 2021 pour un deuxième vol d’essai sans équipage. Un vol de la plus haute importance puisqu’il précède l’échec de son premier vol, en décembre 2019.

Alors que tout récemment le module russe Nauka avait rejoint l’ISS c’est un modèle américain cette fois qui s’apprête à rejoindre la station spatiale internationale. Ce vol était initialement prévu pour le 30 juillet 2021, mais ce deuxième vol d’essai du CST-100 Starliner, destiné aux vols habités vers la station spatiale internationale a été repoussé au 3 août. Créé par Boeing pour la Nasa, ce vaisseau commercial sera mis en orbite par le lanceur Atlas 5 de la base de Cap Canaveral, en Floride. Ce deuxième vol-test intervient plus d’un an et demi après l’échec, en décembre 2019, du premier vol lié à des défauts de logiciels de bord et de système de communication du vaisseau. Boeing a alors proposé à la Nasa de réaliser un autre vol d’essai sans équipage à ses frais.

UN VOL À FORT ENJEU

Suite à l’échec de la première tentative en 2019, Boeing s’est retrouvé fortement distancé par son rival Space X dans le domaine du transport d’astronautes. En effet depuis 2019, la société Space X a réussi ses essais, mais surtout, elle a lancé 3 équipages d’astronautes vers l’ISS. Ce vol est également important de par le coût financier qu’il représenterait surtout en cas d’échec. À titre d’exemple, l’échec de 2019 avait coûté à l’entreprise près de 410 millions de dollars. Ce vol a d’ailleurs fait l’objet d’une surveillance active de la part de la NASA qui au cours d’une enquête a localisé un total de 80 corrections nécessaires pour la préparation du Starliner. Enfin, un succès permettrait à Starliner de débuter les vols habités ce qui constitue une nouvelle étape cruciale pour le Starliner de Boeing.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-07-21T14:28:13+02:0021 juillet 2021|

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