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(ZOOLOGIE) Mort mystérieuse des grenouilles en Australie

21 septembre 2021 — Des scientifiques de l’Australian Wildlife Registry du zoo de Taronga et du NSW Department of Planning, Industry and Environment Forensic Science tentent de percer le mystère de la disparition prématurée des grenouilles australiennes. Depuis fin juillet, ils ont recensé 1 200 cas de  grenouilles mortes ou mourantes.

Jody Rowley est une biologiste travaillant au Australian FrogID Museum. Elle a révélé un nombre anormal de rainettes vertes mortes sur la côte nord de la Nouvelle-Galles du Sud. Après cela, des rapports  sur des grenouilles  trouvées dans d’autres parties du pays lui  ont été transmises par mail. Au cours des deux derniers mois, les scientifiques ont compilé des rapports sur 31 espèces différentes touchées dans presque tous les États du pays.

DES AUTOPSIES DIFFICILES À PRATIQUER

Les grenouilles trouvées vivantes sont souvent léthargiques et maigres, avec des ventres rouges et des taches colorées sur leur peau. Les grenouilles mortes se desséchent  rapidement. « Travailler avec des grenouilles est incroyablement difficile car elles se décomposent très rapidement et sont difficiles à trouver », explique Jane Hall, qui travaille avec l’Australian Wildlife Registry au zoo de Taronga.

Les autopsies de grenouilles sont pratiquées dans le service de pathologie du zoo de Taronga, qui fait office de morgue et de laboratoire. Ils dissèquent les grenouilles à la recherche de tout signe de maladie et prélèvent des échantillons de leur foie, de leurs reins, de leur sang et du contenu de leur estomac.  Des tests ADN sont ensuite effectués pour trouver  des agents pathogènes qui peuvent indiquer un virus ou un champignon.

Actuellement, le premier responsable de l’hécatombe  est le champignon chytride, qui a tué  plus de 500 espèces de grenouilles  dans le monde. De plus, une équipe d’experts médico-légaux effectue des tests toxicologiques à la recherche de pesticides, de métaux lourds ou d’autres toxines de l’environnement. Dès la fin de la pandémies de la Covid-19, quand les restrictions de voyager seront terminées, les scientifiques auront accès à davantage d’échantillons et d’emplacements avec lesquels travailler,  et ils pourront mener des enquêtes ciblées.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-09-21T11:28:56+02:0021 septembre 2021|

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