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(ARCHÉOLOGIE) Les Mayas savaient filtrer leur eau

24 mai 2021 — Les Mayas s’étaient sans doute rendu compte que l’eau pouvait parfois être dangereuse et pourvoyeuse de maladie. C’est sans doute pour cette raison qu’ils ont mis au point un moyen très ingénieux pour filtrer l’eau. Pour rappel la civilisation maya était très importante et très puissante entre -2 600 et 1 500 après Jésus-Christ, elle occupait toute la péninsule du Yucatan, au Mexique. Elle comptait plusieurs dizaines de milliers d’habitants. Pour survivre, les Mayas de la cité de Tikal devaient stocker beaucoup d’eau potable et avec un climat tropical et des moussons importantes, ce n’était pas très évident.

Pour pallier cette difficulté, les Mayas ont mis au point un système de filtration ingénieux qui assurait la propreté de leur eau. Ils utilisaient un mélange de zéolite et de quartz pour la filtrer.

Ce système de filtration de l’eau aux habitants de Tikal a fonctionné pendant environ 1 000 ans.

Selon les scientifiques, il s’agit du plus ancien système de filtration connu que des chercheurs de l’université de Cincinnati ont décrit dans une publication parue dans Scientific Reports.

C’est le réservoir de Corrential à Tikal d’une contenance de 58 millions de litres, le plus important de la cité qui a intéressé les scientifiques. Ils ont prélevé et analysé des sédiments qui reposaient au fond de ce réservoir. Ils se sont rendu compte qu’il s’agissait d’un mélange de différents minéraux pour rendre l’eau potable.

Les archéologues ont ensuite essayé de déduire le fonctionnement du’ filtre à eau qui fonctionnait à Tikal. L’eau devait passer par un mélange de zéolite et quartz.

COMMENT ÇA FILTRE ?

Comment fonctionnait le système de filtration à Tikal ? Les archéologues ont établi un système de filtration hypothétique en se basant sur leurs données. L’eau passe par le mélange de zéolites (un cristal formé d’un squelette microporeux d’aluminosilicate, dont les espaces vides connectés sont initialement occupés par des cations et des molécules d’eau) et de quartz qui est lui-même maintenu entre deux petates, une natte tissée faite à partir de feuilles de palmier.

Elle subit ensuite une deuxième filtration en passant entre des pierres calcaires avant d’être consommée.

L’histoire ne dit pas si ce système ingénieux a permis de maintenir en bonne santé de nombreux Mayas.

François Deymier (rédaction btlv.fr)

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Des animaux et des plantes commencent à vivre sur le “7ème” continent de déchets

3 décembre 2021 – Presque 2 000 milliards de déchets plastiques polluent les océans. Agglomérés en un grand continent dans le Pacifique, ils accueillent désormais des animaux et des plantes.

Ce septième continent s’étend sur 1,6 million de km². C’est une surface trois fois plus grande que celle de la France. Alors qu’on cherche à savoir comment résoudre cette catastrophe climatique, des scientifiques s’aperçoivent que des espèces côtières commencent à coloniser ce nouvel habitat en plastique… Ces animaux sont pourtant étrangers du grand large.

C’est l’équipe de Linsey Haram, chercheuse au Centre Smithsonian de recherches sur l’environnement, qui tire la sonnette d’alarme. Elle et ses collègues ont publié un papier disponible dans la revue Nature

LE PLASTIQUE COMME HABITAT ?

La faune qui occupe désormais cette masse de déchets est extrêmement variée : on y trouve des anémones, des animaux marins ou encore des amphipodes. Ils constituent une nouvelle communauté : les néo-pélagiques, des nouveaux venus issus du littoral, qui vivent désormais en haute mer.

Habituellement, les invertébrés que nous retrouvons dans les océans sont petits et s’attachent là où ils peuvent : à un rocher sous-marin, sur une branche flottante ou bien sur d’autres animaux marins. Mais là, l’arrivée de ces néo-pélagiques risquent de perturber cet écosystème déjà fragile. L’arrivée de nouveaux animaux pourrait engendrer la multiplication d’espèces invasives.

UN BASCULEMENT INQUIÉTANT

Les chercheurs sont assez inquiets. Beaucoup de questions restent sans réponse, notamment le comportement de ces nouveaux venus dans un habitat aussi singulier.

 

Une chose est sûre, c’est que ces phénomènes continueront à se multiplier tant que l’être humain continuera de polluer les océans…

Sources : Science Alert et Nature

Tom Hannane (rédaction btlv.fr)

2021-05-24T16:42:35+02:0024 mai 2021|

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