9 avril 2018 : Qui n’a pas rêvé d’avoir accès à la bibliothèque la plus secrète de la planète ? Nichée au cœur du Vatican, l’histoire de l’humanité y serait rapportée. Source de tous les fantasmes, elle renferme les secrets les mieux gardés du monde. Si le professeur Langdon, interprété par Tom Hanks dans Anges et Démons (NDLR : suite du Da Vinci Code) est autorisé à y pénétrer, rares sont ceux qui y ont eu accès. Voilà pourquoi des scientifiques ont tenté de contourner ce problème.
RECONNAISSANCE DE CARACTÈRES
Avec leur technique de reconnaissance de caractères, les scientifiques italiens, vont pouvoir retranscrire une partie des archives secrètes du Vatican. Installées sur près de 90 km de rayonnage, on trouve dans ces archives de nombreux courriers échangés entre l’Église catholique et les souverains européens. Jusqu’ici non dévoilés au public, les vieux manuscrits en latin sont souvent illisibles. Pour les comprendre, cela demande un long travail de retranscription. Cela va peut-être changer : des chercheurs de l’université de Rome 3 viennent de mettre au point une méthode inédite de retranscription. Dans leur publication du 8 mars dernier 2018, les chercheurs indiquent avoir mis au point un algorithme d’apprentissage automatique.

PAS SI SIMPLE QUAND MÊME
Si cette technique donne de l’espoir aux chercheurs, ils rappellent qu’elle serait en rupture avec celles utilisées habituellement pour reconnaître les mots. Pour les chercheurs, les abréviations, les irrégularités dans l’écriture des ouvrages, et autres ligatures impliquent l’utilisation d’une autre technique afin d’éviter les erreurs et les confusions avec d’autres mots, par exemple le mot latin « anno » qui pourrait être confondu avec d’autres mots qui n’existent même pas comme « aiino », « aniio » ou encore « ainio ».
D’autre part, les anciens manuscrits renferment un nombre important de mots rares qui n’apparaissent pas assez régulièrement pour permettre à l’algorithme de ne pas faire d’erreurs. Pour tenter d’y remédier, les scientifiques italiens ont demandé à 120 étudiants de retranscrire manuellement chaque mot manuscrit de deux pages du corpus, soit environ 15 000 caractères.
UN COUP DE POUCE
Grâce à ce travail de fourmis, l’algorithme a pu analyser le tout. Le principe est de découper, en différents segments, les mots qui ne correspondent ni aux lettres ni en syllabes.
Du coup, sur le registre des lettres papales, soit 18 000 pages, 65 % des mots manuscrits ont été retranscrits de manière exacte et 20 % grâce aux méthodes classiques.
Des premiers résultats très encourageants, ce qui incite les chercheurs à faire évoluer leur programme afin qu’il puisse faire face aux autres subtilités des manuscrits telles que les abréviations, utilisées à l’époque par les copistes pour gagner du temps.
En attendant d’avoir les résultats des décryptages, qui seront sans nul doute choisis et caviardés avant d’être livrés au public, mercredi 11 avril, btlv vous propose de découvrir l’une des sociétés les plus secrètes du monde « l’Opus Deï » grâce à Philippe Liénard, avocat, franc-maçon, et conseiller auprès du gouvernement fédéral de Belgique.
Bob Bellanca (btlv.fr/source MIT Technology)





