8 février 2018 : Les individus proviennent d’une seule et même écrevisse, apparue il y a une trentaine d’années dans un aquarium en Allemagne.
Cette écrevisse marbrée, aussi appelée Procambarus virginalis, aurait pourtant été procréée par un mâle et une femelle de l’espèce Procambarus fallax. L’un des deux parents a dû lui transmettre un gamète (ovule ou spermatozoïde) avec deux jeux de chromosomes au lieu d’un seul, qui s’est ensuite associé avec un gamète normal. L’écrevisse qui est née était donc triploïde (AA’B) et avait une grande capacité d’adaptation. Autre particularité, elle n’a pas besoin de mâles pour se reproduire. Chaque année, l’écrevisse pond une centaine d’œufs, uniquement des femelles. Il arrive que l’espèce s’accouple avec des mâles, mais aucune descendance n’a été procréée.
AVANTAGE OU INCONVÉNIENT
Des scientifiques ont réussi à séquencer l’ADN de plusieurs écrevisses marbrées et ils ont fait une découverte intéressante. Ce sont des clones. Frank Lyko, un des auteurs des travaux publiés dans Nature Ecology and Evolution explique que « nous n’avons pu détecter que quelques centaines de variantes dans un génome plus grand que le génome humain. C’est un nombre incroyablement petit. » Étant toutes des clones, les écrevisses peuvent servir de modèles pour tester des traitements contre les cancers, ce qui intéresse grandement les chercheurs. En revanche, ces écrevisses menacent les écosystèmes dans lesquels elles ont été introduites, comme c’est le cas à Madagascar.
Noémie (btlv.fr/source Nature Ecology and Evolution)





