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(ESPACE) La découverte d’un réseau « d’autoroutes interplanétaires » pourrait révolutionner le voyage spatial

4 octobre 2021 — Sur BTLV, la question de savoir s’il existe des moyens d’aller plus vite dans l’espace ou si des voies ultra-rapides permettraient des trajets cosmiques à vitesse grand V s’est souvent posée. Avec son équipe de l’Observatoire Astronomique de Belgrade (AOB) en Serbie, Nataša Todorović a révélé l’existence d’« autoroutes célestes ». Les astronomes expliquent qu’ils ont observé des structures permettant le déplacement rapide de matière dans le système solaire. Ces structures non visibles sont produites par des interactions gravitationnelles. Comme des courants océaniques, elles pourraient être empruntées par des vaisseaux d’exploration spatiale ; les ufologues, quant à eux, pourraient y voir une explication du déplacement d’éventuels visiteurs de l’espace.

LE TEMPS DE TRAJET DIVISÉ PAR 100

L’équipe de Nataša Todorović a mis en évidence ces « autoroutes » qui sont une série d’arches reliées par ce qui est appelé des « collecteurs spatiaux ». Il avait déjà été découvert que chaque planète fabriquait ses propres collecteurs. Par ce phénomène, des objets peuvent se déplacer de Jupiter à Neptune par exemple en quelques dizaines d’années alors qu’il faudrait, sans aucun moyen technique de propulsion, des centaines de milliers voire des millions d’années pour ce même trajet. Les astronomes ont eu recours à un indicateur rapide de Lyapunov (FLI), utilisé pour la détection de chaos. Ce dernier, lié à des collecteurs stables et instables au sein du système solaire, peut également détecter des traces de collecteurs. Au sein de l’article paru dans Science Advances les scientifiques précisent « ici, nous utilisons le FLI pour détecter la présence et la structure globale des collecteurs spatiaux, et déceler les instabilités qui agissent sur les échelles de temps orbitales ; c’est-à-dire que nous utilisons cet outil numérique sensible et bien établi pour définir plus généralement les régions de transport rapide au sein du système solaire ».

DES SIMULATIONS ENCOURAGEANTES

L’équipe de Nataša Todorović a collecté des données concernant des millions d’orbites au sein de notre système solaire, et a pu calculer la manière dont ces dernières s’ajustent aux collecteurs connus, en modélisant les perturbations générées par sept grandes planètes, de Vénus à Neptune. Dans leur simulation, Jupiter, la géante gazeuse objet le plus massif du système solaire, a une grande influence. Toutefois, de mêmes structures seraient également engendrées par toutes les autres planètes. Cette étude va probablement servir aux équipes qui observent le déplacement des comètes et des astéroïdes dans le système solaire, ce qui pourrait permettre de mieux appréhender une éventuelle menace pour la planète. A terme, quand le fonctionnement de ces « autoroutes célestes » sera mieux compris, et en gérant de possibles collisions avec des éléments naturels empruntant ces mêmes voies, nous pourrions envisager de les utiliser pour des voyages dans notre système solaire.

Et pour ceux qui aiment voyager dans l’espace, voici l’émission de l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet, présentée par Bob Bellanca : Espace, Univers et trous-noirs (réservé aux abonnés).

Thierry Penin (rédaction btlv.fr)

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À la Une

(ESPACE) La sonde Lucy est partie aujourd’hui à la conquête des astéroïdes de Jupiter

16 octobre 2021 – La sonde Lucy de la NASA est partie ce matin depuis Cap Canaveral en Floride. Elle se dirigera vers les astéroïdes troyens de Jupiter, corps célestes gravitant autour du Soleil sur la même orbite que celle de la géante gazeuse.

La sonde Lucy voyagera durant six ans avant d’effectuer la majorité de ses observations entre 2027 et 2033. Son but sera d’étudier les astéroïdes troyens, afin de déterminer leur origine et de confirmer ou invalider le modèle de Nice, expliquant la disparité des corps célestes à l’origine de la formation du système solaire. Les astéroïdes troyens sont des astéroïdes qui se situent à des points stables autour de Jupiter, ils sont situés à plus de 700 millions de kilomètres du soleil et ce sera la première fois qu’ils vont être survolés par une mission spatiale. Une fois arrivée à destination, la sonde pourra commencer à étudier ces objets célestes dont la composition, la densité, la forme permettront par exemple d’en savoir plus sur l’évolution de l’agencement des planètes autour de notre soleil. Les astronomes espèrent que l’étude de ces astéroïdes leur permettra de mieux comprendre la naissance de notre système solaire.

UNE SONDE PORTEUSE D’UN MESSAGE À DESTINATION DE NOS DESCENDANTS

En plus de permettre l’étude des astéroïdes de Jupiter, la sonde Lucy servira aussi de capsule temporelle spatiale à destination de nos descendants.  De fait, elle contiendra des écrits de penseurs majeurs ainsi qu’un schéma de la position exacte des planètes le jour du lancement de Lucy. Le parcours de la sonde a été étudié afin de la rendre facilement accessible pour des descendants disposant d’une technologie largement supérieure. En effet, à la fin de sa mission en 2033  Lucy suivra la même orbite que les astéroïdes troyens autour du soleil ce qui signifie qu’elle pourrait errer dans cette orbite  pour des centaines, des milliers voire des millions d’années. De cette façon, les chercheurs espèrent que la sonde Lucy deviendra une relique archéologique qui pourra être récupérée par des descendants ayant la capacité de voyager jusqu’à Jupiter. Cependant nos descendants auront-ils le temps d’atteindre un tel niveau de technologie avant que l’humanité ne disparaisse est une question que l’on peut se poser.

Pierre-Alexis Lagèze (rédaction btlv.fr)

2021-10-05T16:20:03+02:004 octobre 2021|

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