28 mars 2022 – Lors d’une fouille du mont Ebal, des archéologues de Associates for Biblical Research de Houston au Texas ont découvert une tablette de plomb parlant de la malédiction du mont Ebal, que l’on retrouve dans la Bible.
« Écoutez, je vous donne à choisir aujourd’hui entre la bénédiction et la malédiction […] vous prononcerez la bénédiction du haut du mont Garizim et la malédiction du haut du mont Ebal » (Deutéronome 11 :26-29). Voici ce qu’on peut lire dans la Bible, à propos de la malédiction du mont Ebal.
Maintenant, les chercheurs ont traduit le contenu et de la tablette. « Maudit, maudit, maudit – maudit par le Dieu YHW. Vous mourrez maudit. Maudit, vous mourrez certainement. Maudit par YHW – maudit, maudit, maudit ».

La tablette retrouvée au mont Ebal / © Michael C. Luddeni
LA TABLETTE LA PLUS ANCIENNE
La datation de la tablette indique qu’elle serait du 14e au 13e siècle avant notre ère. Cela signifie qu’elle est la plus ancienne. L’équipe affirme que le texte est le premier israélite. Les 40 anciennes lettres proto-sinaïtiques ont été inscrites sur une feuille de plomb, qui a par la suite été pliée.
La petite tablette mesure 2 centimètres sur 2 centimètres. Elle présente également une inscription à l’extérieure, mais cela n’a pas encore été déchiffré.
UN TRAVAIL DE LONGUE HALEINE
L’équipe menée par l’archéologue Scott Stripling, directeur de l’Institut d’études archéologiques du Séminaire biblique de Katy au Texas a dû réaliser des milliers de scans afin de déchiffrer le contenu de la tablette.
Les chercheurs ont utilisé des scanners tomographiques pour traverser les différentes couches et enfin obtenir l’inscription complète.
UN CONTRAT COMME UN AUTRE
Bien que son contenu puisse surprendre, Pieter Gert Van der Veen, un épigraphe de l’Université Johannes Gutenberg de Mayence indique que c’était très probablement un document juridique.
« La malédiction est une inscription légale avec un verdict légal s’adressant à une personne ou à un groupe encore inconnu. Il est clairement d’origine israélite ancienne, fait référence à sa divinité et se lit comme une formule de malédiction ».
Il ajoute que c’était courant à cette époque de rédiger des contrats de cette façon. « J’accepte les bénédictions… et j’accepte les malédictions si je romps l’alliance ».
Quant à l’inscription YVH, cela correspondait au nom divin de Dieu.
Noémie Perrin (rédaction btlv.fr Source Haaretz)





