8 février 2024 – Avec l’auteur Philippe Lienard, nous avons voulu savoir ce qui se cachait derrière L’Opus Dei.
Comme il le dit dans le 3’min pour comprendre à regarder ci-dessous, L’Opus Dei est une structure qui est née de manière bipolaire, c’est-à-dire qu’elle comporte d’une part la société sacerdotale de la sainte croix, qui est une structure ecclésiastique, et d’autre part, c’est la prélature de la sainte croix et d’Opus Dei qui est l’opus qu’on connaît mais qui elle, est une structure laïque.
QUI EN EST LE FONDATEUR ?
L’Opus Dei voit le jour à l’initiative de José maria Escriva de Balaguer. Né en 1902 dans la province d’Aragon en Espagne son livre de référence s’appelle Chemin (Camino en espagnol). L’ouvrage comporte 999 maximes et a été publié en 1939. Sa doctrine est assez simple puisque il était d’une part opposé à l’islam et d’autre part, opposé au communisme et à tout ce qui concerne la Franc-maçonnerie.
Selon Philippe Lienard, il y a une quarantaine d’années, l’Opus Dei avait une réelle influence auprès de l’église ce qui semble ne plus être autant le cas aujourd’hui. Malgré tout, la structure comporte encore à travers le monde à peu près cent mille membres et reste un levier de pouvoir à l’intérieur de l’église Catholique.

Le Vatican est-il gangréné par l’Opus Dei ? / Crédit photo @btlv
DES PLACEMENTS FINANCIERS DOUTEUX ?
L’Opus Dei a fait partie de structures comme la loge p2 en Italie et à mener des opérations financières particulières. Elle a investi dans la banque du Vatican d’une manière massive lors du scandale de la banque Ambrosiano, etc…Ses actions d’aujourd’hui sont, dans certaines régions du monde politique, dans d’autres régions du monde plutôt religieuses et dans certains endroits financièrs.
Stricte, il n’y a pas de places à l’Opus Dei pour le libre examen, pour le libre arbitre ni pour la liberté de pensée. L’Opus Dei, d’une part, impose à certains de ses membres de se faire du mal physiquement et d’autre part elle exerce une influence psychique relativement dur à l’égard des jeunes. Les résidences de formation de l’Opus Dei qui prennent en charge des jeunes qui ont 16-17 ans parfois moins qui ont besoin d’aide, leur font vivre un enfer éducatif.
FAUT-IL AVOIR PEUR DE L’OPUS DEI ?
Sur ce point Philippe Lienard répond non, parce que, selon lui, l’Opus Dei n’a plus l’influence qu’elle a pu avoir il y a une quarantaine d’années. Dans les années 70 détenait de manière directe ou indirecte 80 % de l’économie espagnole. Rien ne se faisait sans l’accord de l’Opus Dei qui est une machine de pouvoir qui peut faire peur parce qu’on continue de lui prêter un pouvoir que d’une certaine manière elle n’a plus.
Bob Bellanca (rédaction btlv)





