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2 juin 2020 — La vie au bureau après la crise sanitaire sera-t-elle plus verte ? L’aspiration à des espaces de travail sains et respectueux de la nature pourrait s’accélérer, selon les professionnels interrogés par l’AFP.

« Les gens ont envie de se reconnecter à la nature » après deux mois de confinement, constate Pierre Darmet, directeur du marketing et du développement commercial des Jardins de Gally.

Petits murs végétaux, cloisonnettes en bois, bacs hauts à installer sur les terrasses : cette entreprise spécialisée dans les aménagements paysagers propose des solutions pour respecter les distances imposées par la crise sanitaire.

Il y a « un besoin de se retrouver dans un environnement naturel beaucoup plus apaisant », confirme Romain Balmary, cofondateur de Ciel mon radis, une société qui crée notamment des potagers d’entreprise.

« La crise sanitaire peut être une opportunité pour ces entreprises qui proposent des solutions pour végétaliser les environnements de travail intérieur et extérieur », estime Odile Duchenne, directrice générale d’Actineo, observatoire de la qualité de vie au travail.

La demande est forte et déjà ancrée chez les salariés. Selon une étude de 2015 du Human Spaces Report International, menée par le psychologue des organisations Cary Cooper auprès de 7.600 employés de bureau dans 16 pays, les cinq éléments les plus recherchés au travail sont l’éclairage naturel (44%), les plantes intérieures (20%), un espace de travail silencieux (19%), la vue sur la mer (17%) et les couleurs vives (15%).

Chez les employés qui travaillent dans des environnements dotés de verdure ou d’un éclairage naturel, le chercheur américain note une hausse de 15% du sentiment de bien-être, de 15% de celui de créativité et de 6% de la sensation d’une meilleure productivité.

Le concept de « biophilie », défini en 1984 par le biologiste américain Edward Osborne Wilson comme un contact avec la nature essentiel au bien-être, a le vent en poupe chez les architectes, qui parlent de « design biophilique ».

RESPIRER L’AIR EXTÉRIEUR

Il n’en a pas toujours été ainsi. L’architecte et urbaniste Élisabeth Pèlegrin-Genel a publié en 1994 « L’angoisse de la plante verte sur le coin du bureau » (ESF édition). Les plantes n’étaient alors pas très tendance, ne faisant pas bon ménage avec les ordinateurs et la climatisation. La mode était plutôt au stratifié blanc, pas aux matériaux naturels.

Désormais, « il y a un nouveau rapport à la nature. Les gens veulent du vert, du bois, de l’eau, des plantes, respirer l’air extérieur », explique l’architecte.

Pour Odile Duchenne, les nouvelles constructions devront éviter la climatisation, propagatrice des virus, au bénéfice d’une ventilation naturelle. « Certaines tours de la Défense commencent à avoir des fenêtres qui s’ouvrent », note-t-elle. Les toits terrasses arborés se développent, avec parfois des potagers ou des ruchers.

« Même si les plantes ont des propriétés de dépollution, même si elles humidifient l’air et évite le dessèchement, le plus important est d’ouvrir les fenêtres, de faire entrer l’air extérieur deux fois par jour », insiste Pierre Darmet qui, aux Jardins de Gally, propose d’aménager quand c’est possible des espaces de travail en extérieur, baptisés « les bureaux fertiles ».

« Ce sera toujours plus agréable d’avoir des séparations végétales que des plexiglas. Mais le travail reste le travail et ce qui compte c’est l’ambiance », rappelle Élisabeth Pèlegrin-Genel.

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Rédaction btlv.fr avec AFP